Les deux débats publics en lien avec la vaccination contre le coronavirus, qui ont eu lieu mercredi à la Chambre, vont susciter une discussion au sein de la Commission des Pétitions.

Avec notamment les professeurs français contestés, Christian Perronne et Luc Montagnier, tout comme avec le médecin généraliste luxembourgeois Benoit Ochs, qui a écopé d'une interdiction d'exercer d'un an en première instance dans une procédure disciplinaire, les pétitionnaires s'étaient entourés mercredi de prétendus experts, qui ont défendu au Parlement des thèses qui ne sont pas partagées par la science au sens large. Selon la présidente de la Commission, Nancy Kemp-Arendt (CSV), il faudrait éventuellement envisager de limiter le nombre d'experts et veiller à ce que ce soit bien la parole du pétitionnaire qui domine lors du débat.

Le député LSAP Mars di Bartolomeo a pour sa part affirmé qu'il n'était pas question de faire appel à des experts douteux.

Sur un tel thème controversé, il faudrait aussi mener les débats avec une grande discipline. Ce n'est pas possible que des députés ne puissent pas exprimer leurs objections et que de prétendus experts puissent divaguer sur des choses qui n'ont rien à voir avec le véritable sujet. Il faudrait en discuter au sein de la Commission des Pétitions, demande Mars di Bartolomeo.