Des salariés "annoncent déjà ouvertement à leur employeur qu'ils partiront en congé maladie" le 15 janvier lorsque le Covid-Check deviendra obligatoire au travail au Luxembourg! La Fédération des artisans tire la sonnette d'alarme.

Début 2022, le Covid-Check 3G (vacciné, guéri ou testé) sera obligatoire sur le lieu de travail durant un mois et demi, du 15 janvier au 28 février. Les partenaires sociaux sont tombés d'accord et le texte de loi est en cours de finalisation au parlement. Mais d'ores est déjà les futures obligations (présentation de tests PCR ou antigéniques quotidiens) et sanctions (perte de rémunération) font réagir les salariés non vaccinés. Certains sont en train d'échafauder un "plan B".

La Fédération des artisans, qui représente 7.000 entreprises et leurs 90.000 salariés, en est directement témoin. Elle rapporte comment de "plus en plus d'entreprises" se tournent vers elle pour lui demander conseil. Car "certains collaborateurs annoncent déjà aujourd’hui ouvertement à leur employeur qu'ils partiront en congé maladie dès l’introduction du 3G en entreprises"! Une impression confirmée en fin de semaine passée lors d'une réunion d'information portant sur le régime 3G et à laquelle 300 entreprises ont participé.

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Si des certificats de maladie de complaisance de six semaines devaient être accordés à des salariés dans le but d'échapper à l'obligation de présenter tous les jours un test antigénique certifié, "la stratégie du gouvernement visant à augmenter par ce biais le taux de vaccination est sérieusement remise en question", écrit la Fédération des artisans.

Les lésés seront au final les entreprises, car elles devraient "faire face à une désorganisation massive de leur activités", les salariés "qui devront compenser l'absence des collègues en maladie", et la collectivité, qui "supportera le coût financier d'un tel comportement", résume la fédération.

Pour éviter le scénario catastrophe, elle revendique que le gouvernement et la Caisse nationale de Santé (CNS) "prennent toutes les mesures envisageables pour prévenir et sanctionner les abus".

La Fédération des artisans rappelle que la mise en place de l'obligation du Covid-Check au travail représente "une charge supplémentaire pour les entreprises". Et que "la très grande majorité" d'entre-elles sont toutefois "prêtes à faire cet effort" pour éviter un nouveau confinement et enrayer la 4e vague de la pandémie Covid-19.