Visé directement par les manifestants samedi à Luxembourg-Ville, le Premier ministre a réagi ce dimanche matin avec fermeté tout en se posant comme le défenseur du droit à manifester et de la liberté d'opinion.

Des manifestants sans masque qui envahissent le marché de Noël, qui grimpent sur le monument aux morts de la Place de la Constitution pour dénoncer une "dictature sanitaire", ou qui vandalisent carrément le domicile du Premier ministre en jetant des œufs sur la façade ou en rayant une voiture garée devant... ç'en est trop!

Tandis que Henri Kox, ministre de la Sécurité intérieure, réagira ce dimanche matin aux nombreux débordements qui se sont déroulés samedi lors de la manifestation contre les "mesures liberticides" prises par le gouvernement, le Premier ministre, directement visé par les protestataires, a réagi ce dimanche matin via les réseaux sociaux.

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"La démocratie ne se laisse pas intimider. Parce que la démocratie, c'est nous tous. Et ensemble, nous sommes forts", lance Xavier Bettel qui prône deux messages via son post. En résumé: En démocratie tout le monde peut s'exprimer mais dans le respect de l'autre, et que le gouvernement veut protéger la Santé de la population luxembourgeoise.

Le Premier ministre commence par expliquer combien il lui importe, dans "un pays libre et démocratique, où chacun peut s'exprimer", de "toujours défendre", le droit de manifester et la liberté d'opinion. Mais, il se montre ferme à l'égard des débordements qui se sont produits samedi: " Ce qui s'est passé hier en ville, je ne peux et je ne veux pas l'accepter".

Xavier Bettel concède qu'"il n'est pas toujours facile de faire de la politique", surtout par les temps qui courent. Mais son devoir de Premier ministre est de "garantir le bien-être de tous. En temps de pandémie, cela signifie que le gouvernement, doit aussi prendre des mesures qui ne plaisent pas à tout le monde".

Il rappelle, au passage, que le gouvernement prend ces mesures dans le respect de la démocratie et de l'État de droit. Et souligne: "Nos lois Covid sont approuvées par le Conseil d'État et votées par la Chambre", donc les députés qui représentent le peuple.