Qu'ont décidé ensemble le gouvernement, les patrons et les syndicats hier pour mettre en œuvre, dès janvier, l'obligation de tous les salariés de présenter un Covid-Check pour se rendre au travail ? Réponse ce vendredi matin.

Comment se traduira concrètement le Covid-Check obligatoire au travail ? Les récalcitrants seront-ils sanctionnés ? Qu'en est-il du télétravail pour les frontaliers ? Ce sont quelques-unes des nombreuses questions qui se posent avec plus d'acuité encore depuis l'annonce, lundi soir par le gouvernement, d'un nouveau tour de vis sanitaire au Luxembourg.

Ce vendredi matin à 10h00 ces questions devraient trouver réponses. Une conférence de presse, très attendue, a été annoncée tard jeudi soir à ce sujet par les ministères du Travail et de la Fonction publique. La conférence sera donnée par l'ensemble des partenaires sociaux. C'est-à-dire le Vice-Premier ministre et ministre du Travail, Dan Kersch, le ministre de la Fonction Publique Marc Hansen, le président de l'UEL Michel Reckinger (patronat) et les présidents des trois grands syndicats OGBL, LCGB et CGFP.

Alors que le pass sanitaire au travail est aujourd'hui inégalement appliqué dans les entreprises et administrations au Luxembourg, sa présentation deviendra obligatoire à partir de la mi-janvier 2022.

Jusqu'ici les syndicats n'étaient pas très enthousiastes et avaient même lancé un ultimatum au gouvernement en octobre. Mais la donne a changé entre-temps. Les syndicats ont réagi plus positivement cette fois. Simplement parce que le dialogue entre syndicats et gouvernement a mieux fonctionné et que les syndicats se sont sentis plus écoutés pour défendre la voix des salariés.

-> Syndicats et patronat approuvent le régime "3G" dans les entreprises

Jeudi soir, Le syndicat du secteur bancaire, l'Aleba a déclaré que le système "3G" sur le lieu de travail  "devient incontournable". Cependant il faut veiller qu'il n'y ait pas de discrimination ou de stigmatisation pour les salariés.

-> Pour l'Aleba, personne ne doit être discriminé, stigmatisé ou licencié"

L'Aleba espère que le gouvernement parviendra à un accord rapide avec les pays voisins, afin que les travailleurs frontaliers puissent télétravailler jusqu'à 2 jours par semaine, sans aucune contrainte fiscale ou sociale. D'autant que l'efficacité du télétravail a été prouvée au cours des deux dernières années, écrit le syndicat.

À lire également : Nouvelles mesures Covid: Le gros tour de vis sanitaire du Luxembourg