Le Syndicat national de la police grand-ducale (SNPGL) reproche à Henri Kox un manque de volonté politique. Dans le dossier de la sécurité dans le quartier de la Gare à Luxembourg, il ferait seulement les choses à moitié.

La sécurité dans le quartier de la Gare à Luxembourg et la formation des fonctionnaires stagiaires à l'école de police ont été parmi les principaux thèmes abordés lundi soir lors de l'assemblée générale du syndicat de police SNPGL. Le président du syndicat, Pascal Riquier, n'a pas épargné ses critiques à l'égard du ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, en affirmant que ce dernier ferait sans cesse les choses à moitié parce qu'il manquerait de courage.

Dans le quartier de la Gare à Luxembourg, la situation est préoccupante pour beaucoup. Le ministre de la Sécurité intérieure voudrait rassurer les électeurs, mais ne pas en faire trop, a-t-on pu entendre lors de l'assemblée générale. La présence et la visibilité des policiers à la Gare se sont en partie améliorées, mais à quel prix, demande le président du SNPGL.

Pascal Ricquier: "Le ministre a expliqué dans la presse qu'il introduirait une semi-expulsion. Nous avons cependant dit au ministre que si on voulait faire quelque-chose, il faut que ce soit quelque-chose qui apporte quelque-chose. Des demi-mesures montrent clairement: je veux mais je ne peux pas. Ces pinailleries que le ministre présente ces derniers temps en public, n'apportent absolument rien. Avec sa semi-expulsion, ce sont seulement les policiers qui sont embêtés, sinon personne."

Pour pallier le manque de policier, des agents auraient été retirés du transport de détenus. Ce qui ne serait définitivement pas la bonne solution, parce qu'ils seraient véritablement brisés par le travail supplémentaire sur le terrain à la Gare de Luxembourg.

Pascal Ricquier: "Sur huit heures, ils doivent au minimum être six heures à l'extérieur sur le terrain, se trouver à un endroit, où ils sont bien vus par les citoyens. Ou bien ils doivent se promener dans le coin, comme avant, la société de sécurité privée, sans pouvoir faire le travail de police."

Et comme ces agents ne sont pas disponibles pour le transport de détenus, d'autre agents seraient retirés de commissariats locaux pour les remplacer. Conséquence: des commissariats locaux devraient rester fermés.

Le problème serait insoluble sans recours massif aux heures supplémentaires. Maintenant des recrutements conséquents vont avoir lieu dans la police. En deuxième année, les nouveaux fonctionnaires stagiaires seront envoyés dans les unités, où ils seront encadrés par les policiers, comme l'affirme le vice-président du SNPGL, Marco Richard. Marco Richard: "Cela ne pourrait pas se faire ainsi, et il faudrait rattraper le retard à l'école de police, ce qui serait, à notre avis, plus logique, ensuite l'école collaborerait. Ce ne serait alors pas 200 mais 400 fonctionnaires stagiaires, les uns en première année, les autres en deuxième année. Ce n'est absolument pas possible. Dès le départ, l'école est trop petite pour 200 fonctionnaires stagiaires. Le Centre National de Tactique Policière est toujours au Verlorenkost et il ne dispose pas de locaux adéquats."

D'un côté, des milliers d'euros seraient dépensés pour une campagne de recrutement avec des affiches, d'un autre côté, on refuse le dialogue avec les syndicats pour rendre la profession plus attractive aussi pour ceux qui sont déjà là.
Avec le recrutement permanent, le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, serait en train de se rassurer lui-même, a déclaré le président du syndicat. Sur ce point, il assurerait seulement le suivi de ce qu'avait commencé l'ex-ministre, Etienne Schneider, parce qu'il n'aurait pas d'autre choix, après tout il manquerait 1.100 policiers. Mais il faudrait aussi améliorer les conditions pour ceux qui étaient déjà là, pour que ce soit plus juste.