La pétition demandant l'organisation d'un référendum sur la réforme de la Constitution a été l'objet d'un débat à la Chambre des députés jeudi.

La pétition a recueilli 18.645 signatures, un record depuis l’introduction des pétitions publiques au Luxembourg en 2014.

A l'occasion de ce débat, l'ADR, favorable à un référendum sur la révision constitutionnelle, avait organisé un piquet de protestation devant la Chambre.

Jeudi, l’auteur de la pétition a pu présenter ses revendications aux députés des commissions des Pétitions et de la Révision constitutionnelle. Celles-ci portaient sur l'organisation d'un référendum et une meilleure information des citoyens sur les modifications prévues dans la révision de la Constitution.

Les députés se sont efforcés d'expliquer que la demande d'un référendum sur la révision de la Constitution serait justifiée, mais que la motivation reposerait sur des faits totalement faux. Le pétitionnaire, Gérard Koneczny, a déclaré qu'il aurait rédigé la pétition sur base des informations qu'il avait à ce moment-là.

La présidente de la commission des Pétitions, Nancy Kemp-Arendt, a déclaré que l'on pouvait constater qu'il restait de nombreuses craintes et qu'il faudrait mieux informer sur la réforme de la Constitution.

Présent au débat, le Premier ministre, Xavier Bettel, a pris la parole en fin de séance et a précisé que le gouvernement ne pouvait pas s'immiscer dans des procédures en cours. Par conséquent, il serait bloqué au niveau légal.

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Finalement, il est "ressorti des différents échanges qu'une majorité de députés n'est pas en faveur de l'organisation d'un référendum", est-il précisé sur le site internet de la Chambre, toutefois "les députés étaient d'accord sur le fait qu'il est nécessaire de poursuivre les efforts d'information de la population quant au contenu des révisions."

Le pétitionnaire, Gérard Koneczny, n'était pas satisfait à l'issue du débat. Il a maintenu qu'il s'agissait d'une promesse du gouvernement, ce qui serait à respecter.