Interviewé par RTL, le docteur Gérard Schockmel, spécialiste en maladies infectieuses, a aussi déclaré qu'il faudrait aller plus loin qu'à présent et ne pas attendre la dernière minute.

L'absence d'une politique européenne serait responsable du fait que nous nous trouvons à nouveau face à un hiver Covid avec des services de réanimation surpeuplés et de nombreux morts, a affirmé mercredi le docteur Gérard Schockmel, spécialiste en maladies infectieuses, dans une interview accordée à RTL.

"NE PAS ATTENDRE LA DERNIÈRE MINUTE"

Il faudrait rapidement rectifier le tir dans le secteur de la santé. Les hôpitaux, les maisons de retraite et le secteur des soins à domicile devraient enfin savoir qui est vacciné et qui ne l'est pas. Ce n'est qu'ainsi que le risque pourrait être géré.

Une obligation vaccinale pour le secteur de la santé reste hors de question pour le docteur Gérard Schockmel. "C'est le serment d'Hippocrate, cela fait partie de notre éthique professionnelle et ne doit pas être éclipsé par des enjeux socio-politiques."

En ce qui concerne le CovidCheck, il serait aussi important de vérifier l'identité, car il serait trop facile de tricher. Il ne serait peut-être pas nécessaire d'aller aussi loin qu'aux Etats-Unis, où des entreprises licencient leurs salariés s'ils ne sont pas vaccinés. "Mais nous devons quand même aller plus loin qu'à présent et nous ne devons pas attendre la dernière minute."

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PREUVE ÉVIDENTE DE L'EFFICACITÉ DU VACCIN

"Ceux qui ne sont pas vaccinés représentent entre 95 et 98% des patients en soins intensifs." Il s'agirait d'une preuve évidente de l'efficacité de la vaccination, selon le docteur Gérard Schockmel.

Il ne serait pas inhabituel que la protection vaccinale diminue. L'intervalle entre les deux premières vaccinations aurait été trop court. Maintenant nous aurions plus d'expérience avec les vaccins contre le Covid. Par conséquent, il serait normal de recevoir maintenant une troisième vaccination, notamment pour renforcer la protection à long terme.

VACCINATIONS DES ENFANTS

Il était approprié d'accumuler de l'expérience d'abord chez les adultes puis chez les adolescents avant de vacciner les enfants. Le fait qu'autant de personnes soient à présent vaccinées dans le monde entier, aurait apporter des informations nécessaires et importantes.

Normalement, le vaccin serait bien toléré par les enfants. Leur système immunitaire serait relativement ouvert, une réaction exagérée chez eux serait peu probable. En vaccinant les enfants, nous protégeons aussi les personnes dans leur entourage immédiat, particulièrement les personnes âgées et vulnérables.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a approuvé ce jeudi l'utilisation du vaccin Biontech/Pfizer pour les enfants de 5 à 11 ans au sein de l'Union européenne.