La recrudescence de la pandémie se vérifie partout: au Luxembourg, mais aussi chez ses voisins et plus largement en Europe. On fait le point, chiffres à l'appui.

Le Luxembourg n'est plus si bien lôti que ses dirigeants le prétendaient il y a encore moins d'une semaine. Son taux d'incidence est passé à 299 cas pour 100.000 habitants (moyenne sur 7 jours), alors qu'il était de 228 cas pour 100.000 habitants une semaine plus tôt.

C'est nettement plus que chez ses voisins français. Dans le Grand-Est, le taux d'incidence était de 134,7 cas pour 100.000 habitants entre le 10 et le 16 novembre (derniers chiffres officiels) indique l'Agence régionale de Santé. La Moselle comptant 130,3 cas et la Meurthe-et-Moselle 109,9. 

En Belgique néanmoins, les chiffres explosent dans des proportions plus spectaculaires encore. Selon le rapport de Sciensano, le centre de recherche et l'Institut national de santé publique, le taux d'incidence culmine à 1.591 cas pour 100.000 habitants (moyenne sur 14 jours). Un nombre qui a augmenté de 54% entre la semaine du 7-13 novembre et celle du 14-20 novembre. Ce nombre est légèrement plus bas en province de Luxembourg : 1.426 cas pour 100.000 habitants (+45% d'une semaine à l'autre).

Côté allemand, le taux d'incidence est plus proche de celui du Luxembourg avec 271,1 cas pour 100.000 habitants en Rhénanie-Palatinat (calculé sur 7 jours) indique le Landesuntersuchungsamt. Avec un pic de 558,8 cas dans la circonscription de Germersheim, tout au Sud du Land. À noter que les jeunes de moins de 20 ans sont particulièrement touchés avec un taux de 433,7 cas pour 100.000 habitants.