Le Luxembourg et la France se sont retrouvés ce mardi à Belval pour une commission intergouvernementale devant aborder de nombreux dossiers communs. Voici les décisions prises.

Télétravail, formation, mobilité... Le menu de cette commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise était copieux. Ce mardi 19 octobre, les deux gouvernements se sont retrouvés à Belval pour une discussion fournie.

Les deux États ont avancé sur plusieurs points cruciaux pour leur bonne collaboration. À commencer par le télétravail, qui constitue la bonne surprise de cette conférence.

Comme leurs voisins belges, les frontaliers français pourront bénéficier de 34 jours de télétravail par an, contre 29 jusqu'à ce jour. "Un relèvement du plafond fiscal" dont les modalités seront précisées dans les semaines à venir, mais qui doit en théorie être préparé pour 2022. Interrogé par RTL 5minutes, Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes en France, a concédé que ce changement sera le moment de revoir le traitement fiscal des frontaliers, qui ont eu droit à une imposition surprise cette année.

MOBILITÉ, SANTÉ, LANGUE LUXEMBOURGEOISE... PLUSIEURS AVANCÉES IMPORTANTES

Les accords signés portent surtout la marque du "codéveloppement". En termes de mobilité d'abord, avec une nouvelle enveloppe luxembourgeoise de 110 millions d'euros et qui s'ajoutent aux 120 millions d'euros déjà annoncés en 2018. Celle-ci sera notamment utilisée pour améliorer les systèmes de communication des trains, garantissant une meilleure circulation, ainsi que pour construire un centre de maintenance des TER à Metz.

Du côté du nord-ouest du secteur frontalier, un groupe de travail est acté pour créer un bus à haut-niveau de service qui reliera Esch-sur-Alzette à Audun-le-Tiche.

Le codéveloppement va se poursuivre sur le thème de la formation avec une amélioration et un renforcement des études de santé. Avec pour but de combattre la "pénurie" dans la Grande Région. Les études de santé sont d'ailleurs en pleine réforme au Luxembourg. Pour les résidents des zones frontalières, les accords permettront aussi de "profiter d'un accès facilité à des soins de qualité". L'aide médicale urgente a également été abordée.

Par ailleurs, la langue luxembourgeoise va connaître une belle promotion côté francophone avec la création d'une plateforme gratuite "Luxembourgeois pour tous" en 2022 pour travailler jusqu'aux niveaux A1 et A2. Les cours de luxembourgeois vont d'ailleurs s'exporter davantage en Lorraine avec des cours donnés par des enseignants du Grand-Duché.