Luc Feller, Haut-commissaire à la protection nationale, a organisé la campagne de vaccination contre le Covid au Luxembourg. Il était l'invité de la rédaction de RTL jeudi.

"Pour passer tranquillement l'hiver, le taux de vaccination doit se situer entre 80 et 85% chez les plus de 12 ans," a déclaré sur RTL Luc Feller.

Il n'y aurait pas de citoyen type qui ne s'est pas fait vacciner, selon Luc Feller. C'est pourquoi il serait très difficile d'atteindre toute la population avec des campagnes d'information. Le Haut-commissaire rejette la critique selon laquelle les autorités auraient été trop passives et auraient agi trop tardivement. Il y aurait eu beaucoup de sensibilisation. La vaccination serait un sujet important dans la société et les médias. Les responsables auraient essayé de simplifier au maximum la marche à suivre. Tout le monde a, par exemple, reçu un courrier personnalisé pour se faire vacciner.

Il y a des centres de vaccination (avec et sans rendez-vous), le bus de vaccination - une campagne débute lundi dans les lycées - et à présent, on peut se faire vacciner chez 260 médecins généralistes. A ce jour, les généralistes auraient pratiqué 9.000 vaccinations. Cela fonctionne bien, "mais nous aimerions que davantage de gens aient recours à cette offre," ajoute Luc Feller.

Pression du législateur, personnes contraintes par les nouvelles règles Covid ... Luc Feller voit les choses autrement.

Il y a une attente dans la société. A ce jour, 430.000 personnes ont reçu une première dose. Elles ont fait quelque-chose pour se protéger et protéger les autres. Et elles ne comprendraient pas nécessairement que d'autres ne veuillent pas se faire vacciner.

On ne fait pas tout cela pour harceler les gens. Le virus est bien là. Il s'agit de la santé publique. Il faut préserver le système de santé et nous ne voudrions pas arriver cet hiver à une situation où les hôpitaux seraient débordés, explique le Haut-commissaire à la protection nationale.

Il figurait dans le dernier bilan de la Santé que 46% des personnes contaminées la semaine dernière, étaient vaccinées. Il serait plus important d'affirmer que la majorité des patients hospitalisés ne sont pas vaccinés, selon Luc Feller. L'objectif de la vaccination est de protéger contre une forme grave de la maladie - et ce serait le cas. Il faudrait mettre le pourcentage en relation avec les vaccinés ou les non-vaccinés et le pourcentage des non-vaccinés serait alors nettement plus élevé.