La hausse surprise des impôts pour plusieurs frontaliers français continue d'agiter le Luxembourg. Le syndicat LCGB vient de réagir à ce phénomène.

La mauvaise surprise des frontaliers français suscite bien des tracas côté luxembourgeois. Avec la hausse des impôts constatée chez les couples travaillant en France et au Luxembourg, c'est tout le Luxembourg qui commence à s'inquiéter: et si être frontalier perdait de son attrait?

Après l'OGBL et le CSV, le LCGB craint à son tour pour l'attractivité du marché du travail luxembourgeois, qu'il juge "en péril". Dans un communiqué de presse envoyé ce lundi, le syndicat rappelle que les frontaliers français représentent "52,75% de la main-d'oeuvre frontalière" du pays. Une présence de poids qui alimente une certaine dépendance du Luxembourg vis-à-vis de ses voisins du sud.

Le syndicat annonce avoir sollicité "une entrevue d'urgence" avec le ministre des Finances Pierre Gramegna pour "clarifier la situation" et "dégager une solution politique" au problème. Car "la question se pose comment le gouvernement compte encore assurer l'attractivité du marché du travail luxembourgeois dans la Grande Région pour la main-d'oeuvre frontalière" qui "contribue chaque jour à la richesse de notre pays". Le LCGB appelle à prendre des "mesures politiques urgentes" pour éviter toute pénurie d'employés dans "les secteurs essentiels de notre économie".

Il ressort toutefois que si le Luxembourg désire trouver une solution et peut alerter la France, c'est bien du côté des administrations françaises qu'il faudra accepter et mettre en place le correctif. Selon le LCGB, la hausse des impôts subie en France n'est "pas due à la révision de la convention fiscale" entre les deux pays, mais bien "aux règles de calcul retenues par le fisc français en application" de la convention. Le syndicat évoque même que l'avis d'impôt des Français aurait pu être plus salé sans l'avenant signé en 2019.

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