"Le salaire minimum au Luxembourg suffit à peine pour vivre", déplore l'Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) qui propose une solution concrète.

Selon l'ULC, les personnes aux faibles revenus devraient également pouvoir bénéficier d'aides supplémentaires de la part de l'État. Le pouvoir d'achat a considérablement diminué pour de nombreuses personnes suite à l'inflation générale ou encore le chômage, notamment partiel, dû à la pandémie. Afin de renforcer le pouvoir d'achat au Luxembourg, l'ULC propose de réintroduire l'avance indiciaire, disparue depuis les années 80 ainsi que de rendre le salaire minimum au Luxembourg non imposable.

De son côté, le secteur bancaire en prend également pour son grade, l'ULC déplore que de nombreux endroits n'acceptent plus que le paiement par carte malgré le fait que le refus d'accepter du cash est répressible par la loi. La fermeture de nombreuses filiales bancaires ainsi que la disparition de distributeurs de billets sont une nouvelle épine dans le pied des consommateurs.

L'ULC est relativement déçue du comportement du ministre des Finances qui ne défend pas assez les intérêts des personnes vulnérables ainsi que des seniors.

Son prédisent, Nico Hoffmann, regrette également les frais bancaires exorbitants et les intérêts négatifs en vigueur pour certains particuliers: "nous avons constaté que ces intérêts négatifs sont appliqués depuis cet été par certaines banques sur les économies de certains de leurs clients. Cela peut commencer à 500.000 euros mais également à un million. Cela ne nous semble pas sérieux, et cette situation devrait être régulée par le législateur, qui devrait également interdire les intérêts négatifs".

Enfin, l'Union luxembourgeoise des consommateurs espère que le projet de loi des actions collectives puisse voir le jour avant la fin de l'année à condition que les questions de recevabilité et de financement soient garanties.