Le projet de loi relatif à la coordination de la politique alimentaire a été présenté mercredi par le ministre de l'Agriculture, Romain Schneider, et la ministre de la Protection des consommateurs, Paulette Lenert.

Les ministres souhaitent davantage de cohérence et de coordination en ce qui concerne l'alimentation au Luxembourg.

Un nouveau cadre légal va permettre de faire face aux questions importantes et aux grands défis tels que la protection du climat et la lutte contre le gaspillage. Le ministre de l'Agriculture, Romain Schneider, explique:

"Pour montrer à quel point la nourriture est vraiment importante. Mais aussi se concentrer sur la sécurité. Nous recherchons également de plus en plus de durabilité: les chemins courts. Cela peut aussi aider le producteur à trouver comment raccourcir son chemin jusqu'au client."

Dans ce cadre, un conseil de politique alimentaire composé de 24 membres issus des différents secteurs de l'alimentation et de la société civile, sera mis en place dans les prochains mois. L'objectif est de coordonner les positions des différentes parties prenantes du secteur alimentaire, tant au niveau politique que des acteurs de terrain.

Nous attendons un maximum d'idées qui pourront ensuite être intégrées dans une politique alimentaire nationale, selon Paulette Lenert, ministre de la Protection des consommateurs.

"Le conseil de politique alimentaire sera une instance consultative distincte. Des avis pourront lui être demandés. Mais il pourra aussi prendre ses propres initiatives, là où nous attendons beaucoup de discussions, que des idées de projets surgissent. C'est au fond une sorte de think thank."

Une commission interdépartementale sera également créée pour soutenir la stratégie alimentaire du ministère de l'Agriculture. Elle sera aussi chargée de coordonner les initiatives relatives aux objectifs de la politique alimentaire.

Les consommateurs, les producteurs et tous les autres acteurs qui travaillent dans le secteur de l'alimentation, devraient en profiter. Cela va créer plus de transparence pour que chacun puisse déterminer d'où vient ce qu'il mange. Le projet devrait faciliter le passage à une alimentation saine, de qualité et respectueuse de l'environnement.

L'avant-projet de loi et les deux règlements grand-ducaux ont déjà été adoptés en conseil des ministres début septembre.