Le ministre du Travail, Dan Kersch, est revenu sur plusieurs points mercredi lors de sa conférence de presse de rentrée.

Les aides publiques pendant la pandémie

Depuis le début de la pandémie, l'État a versé aux entreprises un total de 1 milliard et 164 millions d'euros au titre du chômage partiel.

Ce chiffre a été précisé mercredi matin par le ministre du Travail, Dan Kersch, lors d'une conférence de presse. Plus de 97 % des avances consenties ont été remboursées à ce jour. L'Etat est en train de recouvrer le reste. 734.000 euros ne pourront toutefois pas être récupérés, notamment parce que les entreprises ont fait faillite. Le ministre socialiste a également lancé un avertissement. Toute entreprise qui n'a pas utilisé l'argent du chômage partiel pour les salaires de ses employés, sera dénoncée au parquet pour fraude. A ce jour, la ministère a signalé cinq cas de fraude. D'autres pourraient suivre.

Le CovidCheck pourrait arriver dans les entreprises

Interrogé sur le régime CovidCheck dans les entreprises, qui a été demandé mercredi sur l'antenne de RTL par Michel Reckinger, le président de l'UEL, le ministre du Travail s'est montré ouvert pour donner cette possibilité aux entreprises dans la prochaine loi Covid. Cela, sous le régime des mesures dans le domaine de la sécurité au travail ("sécurité santé"). La première des priorités serait toutefois d'atteindre un taux de vaccination d'au moins 85%. Les syndicats auraient déjà exprimé mardi leurs réserves vis-à-vis du CovidCheck au travail.

Présentation du projet de loi relatif au harcèlement

Par ailleurs, Dan Kersch a présenté mercredi le projet de loi qui obligera tout employeur à prendre des mesures contre le harcèlement moral sur le lieu de travail et qui accordera au salarié le droit de dénoncer les comportements fautifs auprès de l'Inspection du Travail et des Mines, qui devra réagir après un délai de 45 jours.

Le projet relatif au "droit à la déconnexion" à domicile, est également prêt. Le ministère s'est en grande partie inspiré de l'avis du Conseil économique et social. A l'avenir, chaque entreprise devra, en concertation avec la délégation du personnel, se fixer des règles en matière de déconnexion.

Chômage partiel

Un projet de loi, qui prévoit un maximum de 1.714 heures de chômage partiel par an, mais qui doit être décidé par une tripartite sectorielle, est déjà en procédure législative. La dérogation pour aller au-delà de la limite légale de 1.022 jours par an pendant la pandémie, expire à la fin de cette année. Le projet de loi doit proposer une solution à long terme. Dan Kersch a insisté sur le fait que le chômage partiel devrait rester une exception. Le ministre a également annoncé de nouvelles aides publique pour l'an prochain pour le secteur de l'hôtellerie d'affaires.

Après les inondations de la mi-juillet, 159 entreprises ont introduit une demande d'octroi de chômage partiel pour "cas de force majeur". A ce jour, 266.000 euros ont été versés à 76 entreprises.