Mardi matin, le Premier ministre, Xavier Bettel, et les Vice-Premiers ministres, Dan Kersch et François Bausch, ont rencontré les représentants des principaux syndicats.

Lors de la réunion, les syndicats ont été informés que dans le cadre du Discours sur l'état de la Nation et de la présentation du projet de budget en octobre, le gouvernement va annoncer des mesures dans les domaines de la fiscalité et du logement.

De grandes réformes, telles qu’une réforme fiscale par exemple, restent toutefois exclues, parce que la crise n’est pas encore terminée et que cette crise a impacté les finances publiques. Le président de la CGFP, la Confédération générale de la Fonction publique, Romain Wolff a déclaré après la réunion:

“On voit évidemment que la situation, bien qu’elle ne soit pas bonne, n’est pas aussi mauvaise qu’on aurait pu l’attendre.”
C’est pour cette raison que la CGFP ne s’attend pas à des "mesures négatives de grande ampleur".

La présidente de l‘OGBL, Nora Back est allée plus loin en déclarant que le gouvernement aurait assuré que l’austérité - c’est-à-dire des mesures d’économie - n’était pas à l’ordre du jour. Aucune réforme fiscale ne pourra toutefois être réalisée, car il n’y aurait "ni temps ni moyens" pour cela.

Après la réunion, l‘OGBL, le LCGB et la CGFP ont salué le fait que le gouvernement dialogue avec eux. Au contraire du patronat, les syndicats pensent qu’une tripartite, réunissant représentants du gouvernement, des syndicats et des employeurs, serait absolument nécessaire.

“Quand je regarde les défis de la lutte contre le changement climatique et de la digitalisation, je suis convaincu qu’il faut renforcer le dialogue social”, a souligné le président du LCGB, Patrick Dury.

Le Premier ministre et les Vice-Premiers ministres ont rendez-vous avec les représentants du patronat mardi après-midi.