L'expertise a bien établi le lien entre l'injection du vaccin AstraZeneca et le décès d'une patiente de 74 ans dans un hôpital luxembourgeois en avril, fait savoir le Parquet. Mais l'affaire est classée "sans suites".

L'affaire avait semé le trouble au Luxembourg alors même que ses voisins français et belges avaient restreint la vaccination avec AstraZeneca aux plus de 55 ans au moment où surgissaient de nouveaux cas de thromboses en lien avec le vaccin.

Parquet et Direction de la Santé avaient demandé l'ouverture d'une enquête suite à la mort suspecte d'une femme de 74 ans dans un hôpital luxembourgeois.

Elle était décédée le samedi 10 avril 2021, alors qu'une première dose du vaccin AstraZeneca lui avait été injectée le 23 mars.

Pour déterminer la cause exacte du décès, le parquet de Luxembourg avait alors demandé au juge d’instruction de faire procéder à une autopsie. Le but: savoir s'il existe ou pas une relation entre le décès et la vaccination contre le Covid-19. L'autopsie avait été réalisée le 13 avril.

Ce lundi 20 septembre, le parquet rapporte que "le juge d’instruction a aussi fait procéder à la saisie du dossier médical de la défunte et a ordonné des expertises, réalisées, respectivement, par le Laboratoire national de santé et l'Université de médecine Greifswald en Allemagne".

L'expertise "a conclu que les analyses effectuées sont compatibles avec la thrombocytopénie immunitaire-thrombotique induite par le vaccin contre le covid-19", écrit le parquet. Il y a "une très forte probabilité" de lien entre la vaccination avec le vaccin AstraZeneca et la mort de la dame de 74 ans, souligne le porte-parole de la justice luxembourgeoise.

Mais le ministère public a décidé de classer l’affaire sans suites pénales, car "il n'y a pas eu de qui que ce soit une intention malveillante dans ce dossier", explique Henri Eippers.

La Direction de la santé a été informée des résultats de l’enquête et a reçu une copie des expertises.