Le CSV réclame l'indexation rétroactive de l'allocation familiale depuis 2019, afin d'éviter une perte du pouvoir d'achat des familles.

Après la loi d'ajustement de l'allocation familiale à l'index, qui devrait entrer en vigueur dès l'année prochaine, la ministre de la Famille, Corinne Cahen, estime peu probable que l'ajustement soit rétroactif à l'année 2019. Mais d'autres discussions seront menées dans les prochains mois.

"De manière générale, nous avions dit que nous n'ajusterions pas rétroactivement l'allocation familiale: mais seulement à partir du 1er janvier 2022. Ce projet de loi est actuellement en procédure. Nous continuerons à en discuter quand l'avis du Conseil d'Etat sera disponible. Je ne peux pas dire aujourd'hui quand il y aura une tranche indiciaire, quand elle tombera, donc on en discutera ensemble, si c'est le cas."

Le Statec a annoncé la semaine dernière qu'une tranche indiciaire, qui garantit l'ajustement des salaires à l'inflation, pourrait survenir en octobre ou en novembre.

La ministre de la Famille réagissait ainsi à une proposition de loi du député CSV Marc Spautz, qui a été débattue mardi en commission. Le CSV réclame l'indexation rétroactive de l'allocation familiale depuis 2019, afin d'éviter une perte du pouvoir d'achat des familles.

"Chaque année, où nous attendons plus longtemps pour faire cet ajustement, affecte les familles. Cette situation est encore plus douloureuse pour les familles plus mal loties. Nous souhaiterions que ces personnes soient aidées de manière cohérente. Et plus il y a d'enfants, plus la charge financière est importante. C'est pourquoi des efforts doivent être entrepris pour mieux contrôler le risque de pauvreté."

Dans ce contexte, le CSV réclame depuis 2016 une allocation complémentaire pour familles nombreuses (trois enfants ou plus). La proposition de loi du CSV sera discutée en séance plénière de la Chambre, mais le CSV a peu d'espoir d'obtenir l'accord des partis de la majorité.