Ses mesures ne seraient que des "relations publiques" et n'auraient pas d'effet sur les problèmes importants et parfois "dramatiques" de l'enseignement.

C'est du moins l'avis qu'a livré mardi matin le syndicat d'enseignants lors de sa conférence de presse de rentrée.

Le syndicat est par exemple sceptique à propos de l'introduction d'une aide aux devoirs à la maison, annoncée par le ministre de l'Education. Il n'y aurait guère de perspectives pour trouver le personnel et les infrastructures nécessaires. Il en va de même pour l'annonce du ministre de porter l'obligation scolaire à 18 ans. Une fois encore, Claude Meisch aurait annoncé une mesure sans consulter personne, sans avoir de plan pour sa mise en oeuvre.

Selon le syndicat SEW, la conférence de presse de Claude Meisch aurait été un exercice de "promotion personnelle pénible".

Parmi les problèmes essentiels au fondamental, le syndicat d'enseignants cite le manque de personnel, mais aussi la charge administrative et la suppression de la cogestion. Il réclame notamment une adaptation du contingent, c'est-à-dire du nombre d'heures que reçoivent les établissements, la réaffectation de spécialistes dans les écoles et une réduction de la charge administrative.

Le SEW regrette que le "prestige" de la profession d'enseignant ait été "détruit" au cours des dernières années. A tel point que des enseignants n'oseraient plus dire aux autres quel est leur métier.

En ce qui concerne le secondaire, le syndicat a au moins salué la bonne maîtrise de la crise Covid. Le mérite en reviendrait toutefois au personnel scolaire.