Le problème ne peut être résolu que si la police dispose de plus de moyens et est soulagée dans d'autres domaines.

Telle est la position du SNPGL, le Syndicat national de la Police grand-ducale, par rapport aux discussions sur la sécurité dans le quartier de la Gare de Luxembourg.

Le président du SNPGL, Pascal Ricquier, est plutôt sceptique sur la manière dont le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, veut aborder le sujet:

"La politique est une affaire étrange et quand on est politicien, quand une telle chose arrive, on regarde toujours comment s'en sortir au mieux. Nous avons un problème à la Gare et ce problème n'est pas mince. Nous, en tant que police, nous devons voir à obtenir plus d'effectifs et à maîtriser cela. Le ministre n'en parle qu'un peu et il n'y a pas du tout de plan approprié."

Le syndicat serait curieux des mesures qui seront annoncées. Malheureusement, le ministre ne discuterait pas avec les syndicats.

Selon Pascal Ricquier, il serait évident que la police doit renoncer à des missions, comme le transport de détenus, par exemple

Les agents devraient être équipés de "bodycams" et une plus large surveillance par vidéo en général, aurait du sens, selon le syndicaliste, pour qui il faudrait arrêter de travailler avec des méthodes dépassées.

Le SNPGL maintient en outre sa revendication d'une prérogative d'expulsion.