À deux jours de la rentrée, l'ambition du ministre de l'Éducation nationale et de gérer la crise Covid mais aussi de continuer à diversifier l'offre scolaire. Claude Meisch va aussi "allonger l'obligation scolaire de 16 à 18 ans".

"Dans les semaines à venir je proposerai au Conseil de gouvernement un nouveau projet de loi. Un texte qui prévoit une réforme fondamentale : l’allongement de l’obligation scolaire de 16 à 18 ans", a annoncé ce lundi Claude Meisch, juste avant la rentrée au Luxembourg ce mercredi 15 septembre.

Le ministre de l'Éducation nationale a justifié cet allongent par le fait que "les exigences du monde du travail deviennent de plus en plus complexes, d’année en année, et c’est pour cette raison que nous devons donner plus de temps à tous les jeunes pour qu’ils puissent être bien préparés au monde du travail".

Les décrocheurs scolaires (1.700 élèves ont abandonné l'école en 2020) continuent en effet de préoccuper très sérieusement le ministère. "Toutes les initiatives contre le décrochage scolaire ont produit des résultats et on a pu diminuer les chiffres" mais "7 à 8% des élèves" décrochent encore. Plus d'un tiers d'entre eux ont entre 16 et 18 ans. Repousser l'âge de la scolarité obligatoire devrait permettre de mieux prévenir le phénomène selon le ministre.

Si son ambition est de bien gérer le Covid-19 au sein des écoles où le masque ne sera plus obligatoire, c'est loin d'être la seule en cette rentrée 2021-2022, a déclaré Claude Meisch lors d'une conférence de presse de pré-rentrée.

NOUVELLES ÉCOLES EUROPÉENNES PUBLIQUES

Son grand objectif est de "mettre à profit les deux années qui viennent pour continuer à diversifier l’offre scolaire, préparer les jeunes et les adultes au monde digital et épauler encore mieux les élèves quand c’est nécessaire".

Une offre scolaire plus vaste passe par l'élargissement du réseau des écoles européennes publiques, la création de nouvelles sections et un nouveau diplôme d'aptitude professionnelle (DAP).

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Cette semaine, par exemple, une centaine de lycéens débuteront dans la nouvelle École internationale Anne Beffort de Mersch, au centre du pays, et l'année prochaine, une école publique européenne ouvrira ses portes à Luxembourg-Ville, provisoirement à Cessange (école primaire) et au Campus Geesseknäppchen (secondaire) avant une installation définitive au Limpertsberg.

À l'horizon 2023, des classes européennes ouvriront au Lycée Belval et "des discussions sont en cours" avec la direction du Lycée Nic Biver à Dudelange pour faire une offre similaire.

SUMMERSCHOOL ET AIDE AUX DEVOIRS 

Il est également prévu qu'une section N "Entrepreunariat, Finance et Marketing" voit le jour à la rentrée 2022-2023 au sein de l'École de commerce et de gestion (ECG) dans l'enseignement secondaire classique.

Dans le classique toujours, une section P doit voir le jour en 2023. Elle mettra l'accent sur les sciences humaines, en particulier la pédagogie, la psychologie, la sociologie et la philosophie. Dès cette année a expliqué Claude Meisch, des lycées seront approchés pour lancer un projet-pilote.

À la rentrée 2022-2023, la formation professionnelle sera étoffée par un nouveau DAP "Éducation" qui permettre d'acquérir les compétences nécessaires pour travailler dans les secteurs accueillants des enfants et des jeunes comme les crèches et maisons-relais.

Offre gratuite et facultative s’adressant aux élèves du fondamental et aux lycéens, la Summerschool est pérennisée. Lancée à la fin des vacances d'été 2020 pour aider les élèves après une année marquées par le Covid-19, la Summerschool a permis à de nombreux élèves de se remettre à niveau ces derniers jours.

Également dans les tuyaux, l'aide aux devoirs gratuite à l'échelle nationale pour les élèves de l'enseignement fondamental. Des discussions pour développer le concept seront menées "dans les mois à venir".

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