Les députés Clement et Goergen (Pirates) ont posé une question parlementaire urgente dans le cadre de l'affaire Pegasus de la société NSO.

Après les révélations d'espionnage de téléphones portables de plusieurs responsables politiques ainsi que de journalistes dans le monde, le gouvernement luxembourgeois a expliqué qu'aucune preuve n'était disponible que des téléphones de personnalités luxembourgeoises avaient été infiltrés ou écoutés.

Ces précisions ont été fournies par les ministres Xavier Bettel, Jean Asselborn et Henri Kox aux deux députés.

Selon les ministres, les moyens et les procédures impliqués lors des enquêtes de la police ou du service des renseignements sont réglementés de manière très stricte. Le Code de procédure pénale ainsi que la loi Srel de 2016 sont minutieusement respectés.

Pour des raisons de sécurité, aucun détail n'a pu être divulgué sur les équipements techniques tout comme le software lancé par la société israélienne NSO.

Les ministres ont également souligné que le service de renseignements luxembourgeois n'est pas autorisé à effectuer des "contrôles internes politiques", une pratique largement dénoncée ces derniers jours avec des responsables politiques espionnés comme le président français Emmanuel Macron ou encore Charles Michel, le président du Conseil européen.