70 secouristes, infirmiers et ambulanciers du CGDIS ont déjà participé aux missions de secours à personnes dans les décombres laissés par les inondations en Rhénanie-Palatinat. Une nouvelle équipe est mobilisée jusque samedi soir.

La chancelière allemande Angela Merkel a réitéré ce jeudi son appel à "accélérer" la lutte contre le changement climatique, après les terribles inondations meurtrières qui ont fait 177 morts en Allemagne, les 14 et 15 juillet. Un bilan humain qui risque encore de s'alourdir. Plus d'une centaine de personnes étant toujours portées disparues.

Mais une semaine après les inondations, "il est malheureusement très probable que nous ne pourrons plus secourir" de survivants, a estimé mercredi Sabine Lackner, vice-présidente de l'Agence fédérale allemande de secours technique (THW).

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Répondant à l'appel des autorités allemandes, le gouvernement luxembourgeois n'a cessé de mobiliser des pompiers professionnels et volontaires du CGDIS depuis le 16 juillet. Après une vague de 23 femmes et hommes envoyée dans la région sinistrée de Ahrweiler, 22 collègues ont pris la relève dimanche et 25 autres viennent d'arriver sur place pour poursuivre la même mission: porter secours à toutes les personnes qui en ont besoin.

Les dix ambulances mises à disposition par le Luxembourg sont "toujours restées sur le site pour ne pas perdre de temps", explique Cédric Gantzer en charge de la communication du CGDIS.

Si dans les premiers jours après les inondations, les pompiers luxembourgeois ont évacué des personnes mal en point ou blessées vers les hôpitaux et centres d'accueil, le secours à personne a pris différents visages depuis: mission d'ambulance pour les habitants, aides aux sinistrés restés dans les secteurs critiques, poste de secours sur le QG des secours au Nürburgring, etc.

SAMEDI SOIR, VOIR PLUS LONGTEMPS

Les Luxembourgeois sont là pour aider ceux qui ont tout perdu, qui vivent dans des conditions précaires, sans eau potable, ni électricité. "C'est à 100 km mais c'est une zone de guerre pour nous", explique Cédric Gantzer. Les ambulances circulent dans des zones où tout est à terre, les routes éventrées, des décombres partout. Certaines missions "peuvent prendre plusieurs heures".

Pour faire face à la situation, chaque contingent dépêché en Rhénanie-Palatinat est encadré par un officier expérimenté et un homme du Human Intervention Team (HIT) car "ils ont l'expérience de se retrouver dans des zones impactées, sans possibilité de se restaurer, ni dortoir". Durant leur mission de trois jours harassants, les Hommes du CGDIS vivent dans des conditions spartiates.

Le prochain contingent restera sur place jusque ce samedi soir, "et après on verra", glisse Cédric Gantzer. Les départs sont décidés sous 24 heures.