Le groupe NSO est une nouvelle fois confronté à des accusations de surveillance excessive à cause de son logiciel Pegasus.

Des journalistes internationaux ont collaboré à cette enquête et publié une série d'articles sur le logiciel espion élaboré par l'entreprise israélienne NSO Group. Le logiciel aurait été utilisé pour surveiller des opposants politiques et des journalistes. Des traces, qui indiqueraient des attaques ou des tentatives d'attaques, auraient été découvertes sur 37 smartphones de journalistes et de personnalités politiques ainsi que sur ceux de membres de leur famille. Pegasus profiterait de lacunes dans le software des smartphones, pour se créer un accès à l'essentiel des données. La société israélienne se défend de ces accusations, mais si ces dernières devaient s'avérer il y aurait atteinte aux droits de l'homme.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn:

"Je peux seulement dire: s'il s'avère, sans que je puisse cependant le dire maintenant, qu'ici au Luxembourg, quelqu'un a contribué à la réalisation des violations contre les droits de l'homme, qui ont été faites par NSO, le Luxembourg devra réagir. Et alors nous réagirons aussi. Mais je ne peux pas répondre maintenant, à cet instant, à ces questions. Je peux seulement répondre que des deux filiales qui sont ici, aucune n'a fait d'exportation."

Selon les informations de Jean Asselborn, la société visée NSO n'aurait jamais demandé de licence au Luxembourg pour pouvoir faire des exportations. Les bureaux au Luxembourg seraient uniquement utilisés comme boîtes aux lettres, selon Jean Asselborn, qui s'est exprimé mardi au cours d'une conférence de presse organisée pour le lancement du nouveau pacte relatif au respect des droits de l'homme par les entreprises. Le ministre des Affaires étrangères est d'avis que ce serait d'abord à Israël de contrôler le comportement de l'entreprise de software en cause. L'ONG Amnesty International aurait confirmé que le logiciel critiqué ne venait pas du Grand-Duché.

Le Washington Post avait établi un lien avec le Luxembourg, car le groupe israélien NSO a deux filiales au Grand-Duché: Q Cyber Technologies et OSY Technologies.