Le président de la Copas, Marc Fischbach, était l'invité de la rédaction de RTL mardi matin, au lendemain de la publication du rapport de Jeannot Waringo sur la gestion de la crise sanitaire dans les maisons de retraite et de soins.

Nous avons été ravis quand un test obligatoire dans le secteur des soins a finalement été introduit dans la loi. Un taux de vaccination d'environ 60% parmi le personnel, nous interpelle évidemment, a déclaré mardi sur RTL Marc Fischbach. Le président de la Copas, qui fédère quasiment tous les établissements pour personnes âgées et/ou dépendantes du Luxembourg, a commenté le rapport de Jeannot Waringo et de son équipe sur la gestion du Covid-19 dans les maisons de retraite et de soins.

Depuis juin, les membres du personnel des établissements pour seniors doivent en effet se faire dépister trois fois par semaine s'ils ne sont pas vaccinés ou s'ils ne sont pas guéris d'une infection au coronavirus. La Copas approuve cette mesure, qui fonctionnerait généralement bien. Il ne connaît pas de cas où il y ait eu de gros problèmes.

La France va introduire la vaccination obligatoire contre le coronavirus pour le personnel soignant. Marc Fischbach parle d'un comportement courageux du Président Emmanuel Macron, qu'il comprend. Au Luxembourg, les autorités miseraient davantage sur un travail de persuasion. Dans les résidences pour seniors, la vaccination obligatoire ne serait plus vraiment d'actualité depuis l'introduction des tests obligatoires, considère le président de la Copas.

Marc Fischbach qualifie le rapport de Jeannot Waringo d'objectif et d'équilibré, un travail élaboré avec beaucoup de soins. Il se serait précisément attendu au résultat publié, à savoir qu'aucune grosse erreur n'a été constatée dans les établissements.

La Copas aurait au fond été demandeur de recommandations, qui laissaient une marge de manoeuvre et d'autonomie, pour prendre les décisions nécessaires en fonction de la configuration des établissements.

La discussion sur ce qu'il aurait fallu faire pour ne pas arriver au chiffre élevé de 345 décès dans les maisons de retraite et de soins, serait très compliquée, parce qu'à ce jour, nous ne savons toujours pas combien de gens sont morts du Covid et combien sont morts avec le Covid, selon Marc Fischbach. Les résidents de ces établissements seraient très vulnérables. Un tiers d'entre eux décèdent chaque année. C'est la raison pour laquelle cette discussion devrait être menée objectivement.