En janvier 2021, un jeune homme de 18 ans avait été mortellement poignardé à Bonnevoie. Deux suspects avaient été interpellés, mais l'un d'eux a été libéré.

Peu de temps après les faits, deux mineurs étaient arrêtés et placés à l'Unisec (Unité de sécurité pour mineurs) de Dreiborn.

Depuis, l'un des deux jeunes a été remis en liberté fin mai, et cela parce qu'il a eu 18 ans et est donc devenu majeur. Cette information a été confirmée mercredi matin aux députés de la Commission de la Justice par la ministre Sam Tanson et le Procureur d'Etat adjoint David Lentz.

La ministre et le Procureur étaient présents à la séance de la Commission à la demande du CSV.  Le député Laurent Mosar regrette vivement cette remise en liberté. "Parce que nous ne trouvons pas heureux qu'un individu accusé d'homicide volontaire, soit ainsi remis en liberté. Ce n'est pas bon pour lui non plus. La ministre de la Justice et Monsieur Lentz regrettent tout comme nous cette situation, mais ils disent que la loi ne serait pas claire sur ce point et qu'ils seraient quasiment forcés de libérer un mineur qui devient majeur."

La ministre de la Justice a également laissé entendre qu'elle voulait remédier à cette lacune dans la législation dans le cadre de la réforme de la protection de la jeunesse, selon Laurent Mosar.

Mais ce n'est pas suffisant pour le CSV, pour qui il faudrait immédiatement légiférer de manière ponctuelle, explique Laurent Mosar, qui n'exclut pas que son groupe parlementaire dépose une proposition de loi.