Selon le ministre de la Police, le cadre législatif et les dispositions en matière de protection des données doivent d'abord être clarifiés.

Le projet concernant l'éventuelle utilisation de "bodycams", ou caméras embarquées par les agents de police en fonction, remonte à l'époque du ministre de la Police Étienne Schneider. Un projet de loi existe depuis deux ans mais ces "caméras corporelles" n'ont toujours pas été mises en service ni même achetées.

L'actuel ministre de la Police Henri Kox en explique la raison: le cadre législatif et les dispositions en matière de protection des données doivent d'abord être clarifiés avant l'acquisition du matériel.

Les analyses sur l'utilisation de ces caméras sont en cours, notamment sur le stockage des données, leur traitement et leur suppression par après. En outre, le citoyen doit devoir être informé au préalable qu'il est filmé et les formations concernant l'utilisation de ces bodycams doivent également être préparées.

Avant la fin de ces analyses, il est donc clair qu'aucune caméra embarquée ne sera utilisée par la police au Luxembourg, il en est d'ailleurs de même pour le projet pilote.

Ces précisions ont été apportées par le ministre écolo Henri Kox suite à une question parlementaire des députés Mosar et Gloden (CSV).