Un médecin généraliste risque une interdiction d’exercer pendant un an, en raison de ses prises de position controversées sur le coronavirus.

Le médecin Benoît Ochs a dû répondre de ses actes devant le Conseil de discipline du Collège médical pour propagation de rumeurs ainsi que non-respect du code de déontologie médicale.

Une procédure, comparable à un procès, qui a été déclenchée après le dépôt de plusieurs plaintes de patients du docteur Ochs auprès du Collège médical suite à des propos tenus par le médecin dans le cadre de sa profession. Le Collège médical a ensuite lancé une instruction conduisant à l'intervention du Conseil de discipline.

Le président du Collège médical, le docteur Pit Buchler, explique que "le Collège supervise la profession afin qu'une bonne pratique soit appliquée dans l'intérêt du patient. Le docteur ne doit représenter aucun danger pour le patient".

"IL SE PROCLAME SCIENTIFIQUE"

Le Conseil de discipline, indépendant du Collège médical qui joue dans ce cas-ci le rôle de procureur, devra décider de la dangerosité du docteur Ochs à travers ses propos et ses actions. Il lui est reproché d'avoir affirmé que les masques étaient toxiques ou d'avoir encore prescrit à ses patients des médicaments contre le Covid-19 qui n'apportent aucun effet bénéfique, et qui ont même été largement déconseillés par l'ensemble de la communauté médicale suite aux effets secondaires rapportés. Le docteur Ochs aurait également, à plusieurs reprises, manqué de respecter les mesures sanitaires en vigueur.

Autre point critique sur la liste du Collège médical est l'avis très réticent du docteur par rapport au vaccin, comme l'explique le docteur Pit Buchler: "il profite en tant que docteur d'une certaine autorité, se proclame scientifique et conteste les faits considérés comme fondés par la communauté scientifique internationale".

Le jugement en première instance est attendu pour le 14 juillet. Le généraliste aura la possibilité de faire appel de ce jugement.