Le ministre de l'Education et de la Jeunesse a présenté mercredi le rapport 2020 sur le bien-être et la santé des jeunes, établi par les chercheurs de l'Université de Luxembourg.

Si le bien-être et l'épanouissement personnel sont généralement élevés chez les jeunes au Luxembourg, il ne s'agit cependant pas d'une image homogène, selon le rapport. De grandes disparités sont constatées entre les jeunes issus d'un milieu privilégié, qui se sentent mieux et sont plus satisfaits de leur vie, et ceux issus d'un milieu défavorisé. La crise sanitaire a encore accentué ces disparités. Alors qu'en 2019, près de la moitié des adolescents, qui qualifiaient leur statut socio-économique de faible, indiquaient qu'ils n'étaient pas satisfaits de leur vie. En 2020, c'était plus de 70%. Chez les adolescents ayant un statut socio-économique élevé, le nombre d'insatisfaits a légèrement augmenté, mais reste sous les 10%, soit nettement plus bas.

Selon le rapport, les jeunes ont bien accepté les restrictions liées à la pandémie, et cela pas pour eux-mêmes, mais pour protéger les personnes vulnérables. L'été dernier, quand ces données ont été collectées, il y avait davantage de jeunes qui pensaient que les mesures étaient trop souples que trop strictes.