Pour garantir une meilleure sécurité sur le chemin de l'école, certaines localités luxembourgeoises, notamment Frisange, ont pris l'initiative d'installer des figures au bord de la chaussée. Il faut à présent les retirer.

Quand une commune prend des mesures sur son territoire pour améliorer la sécurité des enfants sur le chemin de l'école ou quand ils traversent la rue, il s'agit finalement d'une initiative qui devrait être saluée par le gouvernement. Il est ici question de deux espèces de mannequins figurant une fille, Zoé, et un garçon, Arthur, qui avaient été installés le long de la chaussée à Frisange pour attirer l'attention des automobilistes sur la présence possible d'enfants. Depuis jeudi dernier, les mannequins ont disparu. L'initiative n'était pas appréciée des autorités politiques nationales.

Le ministre de la Mobilité, François Bausch, justifie le retrait de Zoé et Arthur avec des arguments qui se tiennent. Il s'agit de mannequins qui ressemblent vraiment à des personnes et cela peut provoquer la confusion, selon le ministre. Des figures grandeur nature ici, un éléphant là, ou encore un passage protégé en couleurs, toutes ces initiatives donneraient aux enfants un faux sentiment de sécurité.

Cet argument figurait déjà dans l'avis de la Commission de la Sécurité rendu début 2019. Les personnages représentant des enfants pourraient distraire les conducteurs, qui pourraient même s'y habituer et ne plus identifier immédiatement de vrais enfants qui voudraient traverser la chaussée.

Des symboles identiques partout dans le pays apporteraient un plus en matière de sécurité routière, précise le ministre de la Mobilité, qui, à titre personnel, n'a rien contre la créativité des localités et qui est ouvert aux propositions.

Le fait est qu'à Frisange, Zoé et Arthur ont disparu. Ils ont dû être retirés de la voie publique, tout simplement parce qu'ils ne sont pas conformes au Code la route, explique François Bausch.

Le reportage en langue luxembourgeoise: