Lydie Polfer et Jean-Marie Halsdorf sont concernés par une analyse juridique du bureau de la Chambre des députés.

Ces deux ex-ministres, possédant un double mandat, dont un au Parlement, ont reçu des indemnités pendant plusieurs années alors qu'ils n'auraient peut-être pas dû les toucher. C'est ce qu'affirment nos confrères du Land ce vendredi matin.

Les premières analyses juridiques concernent d'abord Lydie Polfer et Jean-Marie Halsdorf qui ont tous les deux perçu un congé politique ainsi qu'une pension vieillesse. L'hebdomadaire luxembourgeois précise que d'autres responsables politiques pourraient être concernés.

La députée-maire libérale de Luxembourg-Ville âgée de 68 ans aurait touché depuis 2013 une pension d'ex-ministre et ex-eurodéputée. A cela s'ajouteraient 40 heures de congé politique en tant qu'avocate. Une situation qui n'aurait jamais été remise en question jusqu'en 2017, mais ce congé n'aurait plus été versé suite à une décision du tribunal administratif de décembre 2017. A cette époque, un conseiller avait perçu une pension de retraite en tant qu'agriculteur malgré un congé politique. A l'époque, il avait dû rembourser l'argent indûment perçu.

En ce qui concerne Jean-Marie Halsdorf, échevin à Pétange et député (CSV) à la Chambre, les virements du congé politique auraient cessé il y a seulement trois mois. Il touche une pension de retraite en tant qu'ex-ministre depuis février 2017, un congé en tant qu'échevin viendrait s'ajouter à cela.

Les deux personnalités ont précisé ne pas se sentir coupables, toujours selon le Land. L'ancien ministre de l'Intérieur assure avoir agi sans aucune mauvaise intention, sans avoir rien demandé et comme le prévoit la procédure habituelle.

Il faudra maintenant trouver la personne qui a autorisé ces fausses demandes présumées de remboursement pour congé politique. La Chambre a lancé une enquête dans ce sens, tout comme le ministère de l'Intérieur.

L'hebdomadaire s'est également penché sur la raison d'être des doubles mandats, surtout dans le cas de bourgmestres de certaines communes importantes ainsi que des échevins de la capitale qui, grâce à ces indemnités, congé politique, pension spéciale ou encore traitement d'attente et jetons de présence, atteindraient un salaire aussi élevé qu'un ministre.

Pour rappel, un ministre gagne en général 19.000 euros, un vice-Premier ainsi que le ministre des Affaires étrangères 24.000 euros et 27.000 euros pour le Premier ministre.