La situation tendue du marché du logement était une nouvelle fois à l'ordre du jour jeudi lors d'un débat consultatif à la Chambre des députés.

Le fonds spécial de soutien au développement du logement, créé en avril 2020, a été largement débattu par les parlementaires. Ce fonds spécial, destiné à la création de logement, devra augmenter l'offre de logements abordables de manière radicale, selon le ministre du Logement Henri Kox (déi Gréng) lors de son allocution. Le rapport devra inclure plusieurs éléments comme la nature du bâtiment construit, sa localisation et qui s'occupe de la construction, ce qui devrait permettre aux promoteurs mais également aux communes de mieux préparer leurs plans respectifs.

Fin 2020, 300 projets d'environ 3.130 logements avaient été retenus dans le rapport et 96 millions y avaient été consacrés. La Chambre des députés est bien consciente que cela ne suffit pas, mais le budget a cependant bien augmenté par rapport aux 84 millions de 2018. Alors que 70% des logements abordables sont construits par des promoteurs publics, l'État devrait adopter une tactique plus proactive, notamment dans l'achat des terrains. En 2020, environ 7,5 millions d'euros y ont y été investis, ce qui représente l'espace pour 400 logements.

53 pourcents des logements abordables seraient actuellement en location, ce qui n'est pas encore assez selon les responsables politiques qui souhaitent un changement de mentalité dans certaines communes. Le député Marc Lies (CSV) salue la motivation de créer plus de logements mais regrette que les trois partis de la coalition n'arrivent pas à se mettre d'accord dans la problématique de la construction. Plusieurs députés déplorent l'absence de définition précise de "logement abordable". Les délais sont également pointés du doigt.

Roy Reding (ADR) est satisfait du fonds spécial et de la transparence qu'il apporte mais il est d'avis que l'arrivée d'acteurs privés dans le secteur des logements sociaux ferait partie de la solution.