En 2019, des images de cadavres de pigeons avaient choqué. Deux ans plus tard, une équipe de RTL est retournée voir sur place ce qu'il est passé depuis.

Une centaine de pigeons sauvés d'une mort certaine!

Tel était le titre du reportage, diffusé sur RTL en 2019. En plein centre d'Esch, dans la rue Victor Hugo, s'élève une maison abandonnée, dans laquelle quelques 300 pigeons s'étaient installés. Une situation compliquée pour le voisinage et les autorités communales. Le propriétaire de cette ruine, un promoteur luxembourgeois, avait été invité à reprendre le contrôle de la situation. Il avait alors fait appel à une société spécialisée pour étendre un filet sur le toit et il avait condamné portes et fenêtres. Pour les pigeons et leurs petits qui se trouvaient dans la maison, cela signifiait une mort certaine. L'organisation de protection animale "Staddauwen Lëtzebuerg ASBL" était intervenue et était parvenue à libérer une centaine de pigeons de la maison. C'était à l'été 2019.

Ils ont été nombreux à y laisser des plumes

La situation s'est brièvement détendue fin 2019, parce que les pigeons n'ont plus pénétré dans l'édifice abandonné pendant une courte période. Les voisins ont recommencé à respirer, mais pas longtemps. Le filet n'était pas correctement fixé et il a cédé, tout comme certaines parties de la maison. De nouvelles ouvertures sont apparues et les pigeons ont rapidement repris possession de la propriété. A maintes reprises, des oiseaux se sont empêtrés dans le filet, mourant d'une mort lente et atroce. Aujourd'hui encore, à la date du 9 juin 2021, de nombreux cadavres sont toujours accrochés au filet.

Spéculation immobilière aux dépens des pigeons? 

L'organisation "Staddauwen Lëtzebuerg ASBL” suspecte le promoteur de laisser dégénérer la situation afin que la mairie d'Esch lui délivre les autorisations nécessaires pour construire une résidence sur cet emplacement. La mairie d'Esch l'avait toujours refusé au promoteur jusqu'à présent, car les plans ne respectaient pas certaines règles de construction. Selon des informations RTL, le propriétaire a déposé une nouvelle demande pour construire des garages sur le site. Ces autorisations lui ont été accordées, mais entre-temps, elles ont déjà expiré, car la demande a été retardée de plus d'un an et rien ne s'est encore passé.

Le reportage en langue luxembourgeoise: