Si quelqu'un dit que l'Unisec n'a pas de véritable concept, c'est qu'il n'a pas une véritable idée de la situation, selon le directeur de l'Unité de sécurité pour mineurs, Ralph Schroeder.

Il y aurait un concept détaillé et les critiques de Grégory Fonseca de l'association "Eran, Eraus, an Elo?", ne seraient pas fondées. Ce dernier avait critiqué le fait qu'après quatre ans d'existence de l'Unisec et 100 millions d'euros d'investissement, il n'y aurait aucun plan pédagogique satisfaisant.

Selon Ralph Schroeder, le personnel serait aussi régulièrement formé pour s'occuper au mieux des jeunes et répondre à leurs besoins. Mais la prévention doit évidemment être au premier plan.

Faire une distinction entre l'internat et l'unité de sécurité

L'Unisec est rempli. Les 12 lits sont occupés depuis trois semaines. Au printemps, l'institution accueille en moyenne une dizaine d'adolescents. Il ne serait pas vrai non plus que lorsqu'un jeune fugue deux fois de l'internat socio-éducatif de Dreiborn, il finit à l'Unisec, l'Unité de sécurité, assure Ralph Schroeder.

Aucun jeune n'est passé à l'Unisec parce qu'il s'était échappé deux, trois ou quatre fois de l'internat. Les adolescents présents à l'Unisec ont commis des délits."

Prévention à l'Unisec pour éviter la récidive

Il ne faut pas brosser un tableau qui corresponde davantage à 1981 qu'à la réalité de 2021, regrette le directeur. Il y a aussi de la prévention à l'Unité de sécurité pour mineurs. Il est question d'une prévention spécialisée pour éviter la récidive. Mais il faudrait travailler en aval, avant le passage à l'acte.

"Là, il y a par exemple la loi sur l'aide à l'enfance. Que l'Office national de l'enfance a élaborée, et là, une aide familiale est prévue. Dès le plus jeune âge, les familles peuvent demander de l'aide si elles ont le sentiment d'être dépassées par l'éducation de leurs enfants. Il y a des aides à tous les niveaux."

Bientôt de nouvelles formations professionnelles dans les centres pénitentiaires pour adultes

Les critiques sur le centre pénitentiaire pour adultes ne passent pas non plus. L'affirmation selon laquelle les conditions dans la prison seraient "médiévales" friserait l'ignorance et serait presque insolente, a déclaré le directeur de l'Administration pénitentiaire, Serge Legil.

Il est vrai que les concernés attendent l'ouverture de la nouvelle prison à Uerschterhaff en 2023, qui fournira un certain nombre de nouvelles possibilités. Il y aura aussi des formations.

"Jusqu'à présent, il y en a beaucoup dans l'éducation, les langues, les mathématiques, ou encore les connaissances en informatique. Au niveau de la formation professionnelle, il y a effectivement des choses qui ne sont plus adaptées à l'époque, comme la reliure ou l'imprimerie. Des choses qui n'ont guère d'avenir. Mais nous sommes en train de rechercher de nouvelles formations, qui seront aussi proposées à Sanem."

En ce qui concerne la Sécurité Sociale, le détenu n'en aurait pas pendant sa période d'emprisonnement, parce que pendant ce temps, c'est l'Etat qui s'en occupe.

"L'Etat paye tout, la Caisse nationale de Santé et le reste. Ce sur quoi on peut discuter, et il y a des réflexions là-dessus, nous n'y sommes absolument pas fermés, ce serait que les années passées en prison puissent être prises en compte pour la retraite."

A partir d'août ou de septembre, un nouveau service psychologique avec des éducateurs sera lancé en prison pour les nouveaux détenus. Ensuite des priorités seront aussi retenues pour les futures formations.