Un radar automatique a été à nouveau vandalisé au Luxembourg, sur la N8 entre Saeul et Brouch. Une dégradation qui "coûte très cher à ceux qui se font attraper", prévient le président de la Sécurité Routière Paul Hammelmann.

De la peinture noire pour rendre aveugle le radar fixe: le mode opératoire n'est pas nouveau, mais il est toujours redoutablement efficace. Cet acte de vandalisme a visé le radar fixe situé sur la N8, dans le sens Saeul-Brouch.

Des dégradations récentes, comme en témoigne le ruban posé par la police sur le radar. Les auteurs ont bombé la peinture sur les détecteurs de vitesse, mais n'ont pas atteint le flash situé tout en haut. Le radar sera remis en service dans le courant de la semaine.

Interrogée, la police a confirmé que deux radars fixes avaient été la cible d’actes de vandalisme ces dernières semaines. Le 27 mai déjà, le radar installé entre Beckerich et Oberpallen avait été volontairement endommagé. Il a été réparé depuis et est à nouveau en service. Dans les deux cas, une plainte a été déposée.

"Au Luxembourg, ce genre de dégradation est encore marginale heureusement, contrairement à nos voisins Français où les radars sont fréquemment pris pour cible" réagit Paul Hammelmann. Mais le Luxembourg devrait pourtant s'inspirer de la France en renforçant davantage les sanctions, ajoute-t-il: "Dégrader un radar devrait être considéré comme une mise en danger de la vie d'autrui, voir une non assistance à personne en danger".

Quelles sont les sanctions justement, pour les auteurs de ces dégradations au Luxembourg? "Les gens ne le savent pas assez, ça peut leur coûter très cher! Car s'ils se font attraper, ils risquent non seulement une sanction pénale, avec un retrait de permis, une amende, voire une peine de prison, mais aussi une sanction beaucoup plus lourde si l'État se porte partie civile. Dans ce cas-là, l'État luxembourgeois peut demander à l'auteur des dégradations de payer les réparations. Et vu le coût des radars, (NDLR: qui se chiffre en dizaines de milliers d'euros), il y a de quoi en décourager plus d'un!"