Trois familles avec des enfants ont été expulsées de leur logement vendredi matin. "C'est inacceptable" pour le parti déi Lenk Stad qui a poussé un coup de gueule.

Les expulsion ou "déguerpissements" ont repris au Luxembourg depuis le mois d'avril. C'est ce que nous confirme la fraction "Stad" du parti déi Lenk qui affirme que "trois familles avec des enfants" ont été expulsées de leur logement situé dans la rue Glesener vendredi matin.

Une affaire "classique" d'après la fraction qui explique que l'immeuble en question aurait été racheté "par une société financière qui a mis fin au bail pour rénovation afin de relouer pour un loyer bien supérieur à l'ancien". Un loyer qui devient, de ce fait, inabordable pour les anciens locataires qui se voient obligés de partir.

Les trois familles concernées n'ont pas fait exception à la règle "même si elles avaient un salaire" précise déi Lenk Stad. La bonne nouvelle, c'est que la Ville de Luxembourg s'est chargée de les reloger en urgence "pour une période de trois mois". La mauvaise nouvelle, c'est que les trois mois expirés, ces familles seront livrées à elles-mêmes.

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L'hôtel de ville de Luxembourg photographié au mois de mai 2021 / © Maxime Gonzales/ RTL Luxembourg

"Les vrais problèmes commenceront à l'issue des trois mois" écrit le parti dans un communiqué envoyé à la presse vendredi.

"Si un logement de rechange abordable fait défaut en raison des loyers en forte croissance et du manque drastique de logements sociaux, il est évident que la période des trois mois devra alors être prolongée" ajoute déi Lenk qui considère qu'il est "inacceptable que des familles se retrouvent dans la rue avec leurs enfants, voire que les enfants soient séparés de leurs parents, faute de logement disponible".

Le parti rappelle dans son communiqué qu'il avait déposé une motion au mois de mars pour suspendre les déguerpissements en matière de bail de loyer jusqu'au 31 décembre 2021 mais qu'elle avait été refusée par la majorité à la Chambre des députés. Les expulsions ont donc repris depuis le mois d'avril.

C'est dans ce contexte que déi Lenk a demandé à la Ville de Luxembourg d'augmenter le nombre de logements d'urgence "et son stock de logements sociaux" soutenant que "la situation risque fortement de s'empirer" dans un futur plus ou moins proche.