Telle a été la réponse apportée par le ministre de l'Economie, Franz Fayot, au député CSV Laurent Mosar, qui l'avait interrogé mercredi à la Chambre sur l'avenir du site de Dudelange.

En cas de faillite de Liberty Steel, le site sidérurgique de Dudelange tomberait dans la masse de la liquidation, ce qui serait dramatique. Des solutions pour éviter une faillite sont toujours recherchées.

Le rachat par ArcelorMittal du site de Dudelange est une piste, mais très difficile à mettre en oeuvre. Et cela parce qu'à l'époque, l'usine a dû être vendue à cause du droit de la concurrence européen. Il n'est pas encore possible actuellement de répondre définitivement à cette question, parce que les contraintes de Bruxelles impliquent un dossier juridique extrêmement complexe, selon Franz Fayot. Cette solution plairait à tout le monde, mais il faut vérifier si c'est possible.

La nationalisation du site sidérurgique de Dudelange serait une autre mesure, qui "ne serait pas antipathique" au ministre de l'Economie, mais qui n'est pas envisagée à ce stade. Ce qui est en revanche possible, c'est que la SNCI, en tant que banque publique d'investissement, prenne des participations stratégiques. Cela a notamment été fait pour des banques pendant la crise financière. Le gouvernement ne serait pas fermé à cette mesure.