L'étude prévue dans l'accord de coalition, est une étape décisive vers une législation nationale.

Une loi nationale sur le respect des droits humains au niveau des activités économiques des entreprises luxembourgeoises, est non seulement bien fondée mais réalisable, dit l'Initiative pour le Devoir de vigilance, en se référant à une étude récemment publiée.

L'étude, qui était prévue dans l'accord de coalition, serait une étape décisive sur la voie d'une législation nationale. L'Initiative approuve également la création d'un comité interministériel sous la coordination du ministère des Affaires étrangères. Une approche strictement volontaire en ce qui concerne les droits humains au niveau des entreprises, ne serait plus une option, un cadre légal serait nécessaire.

Jean-Louis Zeien, membre de l'Initiative, a affirmé mardi qu'un cadre légal pourrait avoir des avantages pour les entreprises et pour le pays: "Une diligence due peut aider les entreprises à créer une plus-value. Peut identifier des possibilités pour pouvoir réduire les coûts. Contribuer à une meilleure compréhension du marché stratégique et des sources de référence. Renforcer le management et contribuer à un meilleur management des risques."

L'étude montre également qu'il n'y a aucune preuve que de telles lois inciteraient les acteurs du secteur financier à se déplacer vers d'autres pays, où de tels cadres juridiques n'existent pas, a encore souligné Jean-Louis Zeien.

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© Claudia Kollwelter (RTL)

Dans les pays voisins, des actions seraient menées de manière proactive au niveau des droits de l'homme dans le monde du travail et le Luxembourg devrait suivre cette dynamique. Pour attirer l'attention sur cette thématique et insister sur ses revendications, l'Initiative pour le Devoir de vigilance a lancé mardi une action avec des cartes postales, que les gens doivent signer et envoyer au ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, afin qu'une loi soit votée au niveau national, garantissant que les entreprises installées au Luxembourg respectent les droits humains.