Le tribunal administratif a tranché ce mardi en défaveur du syndicat Aleba, confirmant le retrait de sa position de force dans le secteur des banques et assurances.

Deux mois après le retrait de sa représentativité dans le secteur des banques et assurances, le revers de l'Aleba a été confirmé par le tribunal administratif ce mardi 4 mai.

Le 2 mars 2021, après avoir pris connaissance d'un avis de l'Inspection du Travail et des Mines, le ministre du Travail Dan Kersch avait tranché: l'Aleba, premier syndicat de la place financière, ne pouvait plus jouir de la représentativité sur le secteur, qui emploie 51.000 personnes environ. Un pouvoir qui lui permettait notamment de négocier seul les accords dans ce secteur. Mais ce pouvoir, acquis en 2005, avait été fragilisé par les élections sociales de 2019, lorsque l'Aleba était repassé sous les 50% (à 49,22% des voix pour les délégués du secteur à la Chambre des salariés, soit quatre sièges sur huit).

Saisi par les syndicats LCGB et OGBL, en froid avec l'Aleba, le ministre du Travail avait dû exercer sa position d'arbitre et appliquer la loi début mars. Alors même qu'il avait d'abord maintenu cette représentativité en 2019.

Bien que premier syndicat du secteur, l'Aleba ne peut donc plus négocier seul, ce qu'il avait commencé à faire en trouvant un accord de principe pour prolonger les conventions collectives du secteur.

Ce 4 mai donc, le tribunal administratif a confirmé ce retrait de représentativité sectorielle. Quand bien même l'Aleba avait soutenu que cela lui causerait un préjudice "grave et définitif", le tribunal a estimé que toutes les conditions n'étaient pas réunies pour suspendre provisoirement la décision du ministre. Dans un communiqué de presse, le tribunal administratif a indiqué que "l’ordonnance en question n’a toutefois pas d’autorité définitive", un recours étant encore à l'étude.