Selon l'Asti, CEFIS et CLAE, la participation politique des étrangers sur le plan communal devrait être simplifiée.

Selon la présidente de l'Asti, l'exemple du récent référendum à Sandweiler a démontré que certaines lois devraient être modifiées en faveur des citoyens étrangers. Une revendication qui ne date pas d'hier puisque les résidents étrangers, issus d'un état-membre de l'UE ou non, doivent attendre cinq ans avant de pouvoir s'inscrire sur une liste électorale.

Laura Zuccoli, à la tête de l'Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés, déplore que le Luxembourg est le seul pays européen à exiger une clause de résidence en ce qui concerne les ressortissants de l'UE: "dans les autres pays, les étrangers peuvent directement s'inscrire aux listes électorales communales dès leur arrivée".

Dans le cas d'un référendum, seuls les résidents étrangers déjà inscrits sur une liste électorale peuvent participer mais ces personnes doivent être inscrits 87 jours avant la date du vote: "c'est tout à fait disproportionné" explique Laura Zuccoli, "cette durée devrait être réduite. A Sandweiler, le délai entre la décision et le vote était trop court".

Un délai plus court par exemple en Belgique. La président de l'Asti se dit "surprise par cette situation au Grand-Duché, car lorsque l'on devient luxembourgeois ou à l'âge de 18 ans, cette condition ne s'applique plus à vous. Nous ne comprenons pas ce long délai de 87 jours".

Les résidents étrangers devront continuer à attirer l'attention sur leurs droits bafoués aussi longtemps que cette situation sera maintenue. La présidente de l'Asti propose également à tous les citoyens de s'inscrire malgré tout sur les listes électorales et aux communes d'informer correctement et de sensibiliser leurs citoyens.