Validation du vaccin Johnson & Johnson, vaccination du premier ministre, généralisation des tests rapides... Retour sur les principales annonces de Xavier Bettel et Paulette Lenert.

L'annonce tant espérée d'une réouverture des bars et restaurants devra attendre. Ce vendredi, le premier ministre Xavier Bettel et la ministre de la santé Paulette Lenert ont fait un bilan d'étape et annoncés quelques avancées, mais aucune mesure phare n'a été présentée. Mais ce n'est peut-être que partie remise: si l'épidémie demeure maitrisée et qu'"il n'y a pas de hausses exponentielles, on pourra présenter de nouvelles mesures mercredi prochain", prévient Bettel.

En attendant, voici ce qu'il faut retenir:

LE VACCIN JOHNSON & JOHNSON DÉBARQUE

Premier sujet évoqué, les doses de vaccin résiduelles. Alors que le pays vient d'entrer dans la sixième phase de vaccination, ouvrant cette dernière aux 16-54 ans, les autorités viennent de mettre en place une nouvelle liste d'attente pour optimiser l'utilisation des vaccins disponibles au Luxembourg. Cette fois, il s'agira de recevoir une dose préparée mais non utilisée durant la journée (lire notre article ici). "Il nous importe qu'aucune dose ne soit gaspillée, on doit tout injecter" insiste Xavier Bettel.

Le premier ministre annonce d'ailleurs qu'il recevra jeudi prochain une dose du vaccin AstraZeneca, un vaccin dont les doses résiduelles pourraient d'ailleurs être proposées dans la liste secondaire des vaccins.

Le vaccin américain Johnson & Johnson va bien être utilisé au Luxembourg: le conseil supérieur des maladies infectieuses a donné son accord pour son utilisation. Reste à savoir quand les doses de ce vaccin seront livrées.

Toujours au sujet de la vaccination (qui n'est pas obligatoire, rappellent les ministres), Paulette Lenert répond à une question fréquente au sujet de la vaccination des personnes déjà infectées: contrairement à d'autres pays qui ne proposent qu'une dose de vaccin au lieu de deux, le Luxembourg préfère jouer la carte de la sécurité et maintenir la double injection.

RTL

Un exemple de test rapide du coronavirus. / © AFP

RENFORCER L'USAGE DES TESTS

L'évolution de l'épidémie est encourageante. Il n'y a pas de propagation incontrôlée des variants, y compris du variant indien. 

Pour freiner la propagation du virus et de ses variants, il faut donc "garder le réflexe du test PCR". "Si vous avez des symptômes, même légers, consultez votre médecin" rappelle Paulette Lenert. Elle insiste sur l'arrivée des tests rapides, qui vont être généralisés, avec l'avantage de proposer un résultat en une demi-heure. Des auto-tests seront distribués dans différents secteurs, et un projet pilote est mené dans les écoles, avec l'objectif de réaliser deux auto-tests par classe chaque semaine. Ils seront notamment distribués gratuitement dans les entreprises, tandis que les fonctionnaires devraient en recevoir courant mai. Ils seront également proposés à l'entrée des hôpitaux ou maisons de repos.

Le gouvernement annonce d'ailleurs qu'il est en mesure, en cas d'urgence, de tester toute la population en une semaine seulement.