Lors de la présentation du programme de croissance des prochaines années, le ministre des Finances a estimé que le Luxembourg figurait parmi les pays les plus solides d'Europe.

La plongée fut brutale mais plutôt courte. En regardant en arrière, le ministre des Finances Pierre Gramegna a estimé que le Luxembourg se sortait plutôt bien d'une année 2020 hors norme.

Lors de la présentation du Programme de stabilité et de croissance 2021-2025, l'heure était à l'optimisme. "Avec une récession de -1,3%, nous sommes parmi les trois meilleurs pays d'Europe" a-t-il déclaré. "Un an après l’éclatement de la crise sanitaire, je me réjouis de pouvoir placer ce Programme de stabilité et de croissance sous le signe d’une sortie de crise qui se dessine." En 2021, les projections anticipent une croissance à nouveau très forte, en rebond, de l'ordre de 4%.

La solidité du Luxembourg avait déjà été aperçue dans le courant de l'été 2020, lorsque l'emploi avait retrouvé son niveau d'avant-crise. Depuis, la machine à créer des emplois qu'est le Grand-Duché s'est remise en marche.

"L’économie luxembourgeoise a témoigné d’une grande résilience et le pays a pu faire face à cette crise bien mieux que la plupart de ses pairs européens. Cela confirme également le bien-fondé de la politique budgétaire des dernières années, axée sur des investissements qualitatifs, qui ont été maintenus à des niveaux élevés malgré la crise et donneront au pays l’élan nécessaire pour construire son avenir sur la transition écologique et numérique."

La dette du Luxembourg, bien qu'en hausse, est également contenue. D'après le ministère des Finances, elle a progressé de 2,8 points en 2020 pour atteindre 24,9%. "Le Luxembourg est toutefois le pays en Europe où la dette publique a le moins progressé." Selon les projections du gouvernement, la dette atteindra un pic à 28,4% en 2023 avant de baisser progressivement pour redescendre à 27,6% en 2025.