C'est le plus gros incendie que les pompiers luxembourgreois ont dû éteindre cette année. Les premiers éléments de l'enquête sur le feu de l'ancienne Brasserie de Diekirch ont révélé "des indices d'une infraction", indique le Parquet de Diekirch ce vendredi.

L'énorme incendie qui a ravagé l'ancienne brasserie de Diekirch dans la nuit de samedi 17 avril à dimanche 18 avril, continuait de couver quatre jour plus tard. Avec la disparition de l'ancienne Brasserie de Diekirch, c'est un bout de la longue histoire brassicole du luxembourg qui est parti en cendres.

Les premières unités du CGDIS arrivées sur place, dimanche peu après minuit, ont fait état "d’un feu étendu à tous les étages d’un hall de 900 mètres carrés avec des flammes de plusieurs mètres de haut." Le combat contre les flammes a mobilisé une soixantaine de pompiers et a duré plus de deux heures.

PAS D'ORIGINE ACCIDENTELLE

La question  de  la cause de l'incendie monstre reste posée. Et dès le départ la thèse de l'incendie criminelle n'était pas écartée. Ce vendredi après-midi, le parquet de Diekirch informe que "les premiers actes dans le cadre d’une enquête préliminaire n’ont pas mis en évidence une origine technique accidentelle de cet incendie".

Mais qu'au contraire, une ou plusiers tierces personnes ont pénétré dans le bâtiment. Le Parquet de Diekirch précise que "les premiers éléments de cette enquête ont permis de révéler des indices d’une infraction".

Suite à ces constations le parquet de Diekirch a requis "l’ouverture d’une information judiciaire auprès du juge d’instruction notamment en vue d’une expertise pyrotechnique des lieux en cause".