La société éditrice du site de vidéos X a son siège social au Grand-Duché alors que les serveurs sont installés à l'étranger.

Aucune enquête n'a été lancée par le Parquet luxembourgeois suite à la diffusion de contenu impliquant des mineurs dans certaines vidéos sur la plateforme Pornhub.

Dans leur réponse, les trois ministres de tutelle Tanson (Justice), Fayot (Économie) et Bettel (Communications et Médias) ont également précisé qu'aucune plainte n'avait été déposée pour ces contenus prohibés. Ces explications font suite à une question parlementaire des députés Di Bartolomeo et Biancalana (LSAP).

Les députés avaient également interpellé le Gouvernement sur les activités de Pornhub ainsi que de la maison-mère Mindgeek, également établie au Luxembourg, et dont le nom était tombé dans l'enquête OpenLux.

Les ministres ont également souligné que le Luxembourg n'avait pas entrepris de démarches spéciales afin d'attirer l'industrie pornographique au Luxembourg ou de la promouvoir. Selon eux, la liberté d'expression ainsi que celle du commerce doivent être respectées, ce qui les empêche d'interdire ces activités pornographiques, si celles-ci respectent les normes nationales et européennes.

Les trois ministres ont déclaré préférer promouvoir l'éducation sexuelle et affective plutôt que d'interdire les sites diffusant des vidéos X.

Tout contenu suspect sur internet peut être communiqué à la stopline de Bee Secure, qui s'occupera par la suite de transmettre les dossiers et les sites en question à la police et au Parquet.