D'après une étude publiée vendredi par le Statec, ce sont les résidents portugais qui passent le plus de temps sur la route pour rallier leur lieu de travail.

Au Luxembourg, les résidents prennent en moyenne 25 minutes pour rallier leur lieu de travail. C'est ce que révèle la dernière étude publiée par le Statec ce vendredi. Une moyenne qui n'est représentative que pour une partie de la population puisque les trajets peuvent aller de 10 minutes à 50 minutes d'après l'institut luxembourgeois.

Celui-ci indique que ce sont les résidents des communes de Diekirch, d'Echternach et de Redange qui prennent le plus de temps pour arriver au travail (+-45 minutes). Et pour cause, un tiers des employeurs sont basés dans la capitale luxembourgeoise.

Pour les autres, ceux qui ne se rendent pas forcément à Luxembourg-Ville pour travailler, le constat reste le même: ce sont toujours les résidents installés dans les communes citées ci-dessus qui prennent le plus de temps pour rallier leur lieu de travail (+- 30 minutes). Seuls les résidents de la commune de Clervaux ont un temps de trajet comparable.

Et s'il n'y a pas de grandes disparités concernant le temps de trajet lorsqu'on prend en compte l'âge, le sexe, la situation familiale ou le niveau d'éducation, le Statec remarque que la nationalité marque une différence entre les résidents.

En effet, d'après l'institut, avec une moyenne de temps de trajet atteignant les 30 minutes ce sont les résidents portugais qui passent le plus de temps sur la route. Ceux qui disposent du temps de trajet le plus court seraient les résidents belges et allemands (20 minutes) indique le Statec. Il sont suivis de près par les Luxembourgeois et les Français (25 minutes).

Via cette étude, le Statec a pu conclure que la pandémie et le télétravail "sans bouleverser le temps de trajet" en avaient tout de même raccourci la durée moyenne. L'institut a également pu confirmer que la voiture reste de loin le moyen de transport préféré des résidents et que le Luxembourg faisait partie des pays dans la zone euro dont les trajets étaient les plus longs.

Bon à savoir: les études démontrent que plus le trajet entre le domicile et le lieu de travail augmente, plus la satisfaction diminue. Un facteur qui pousse souvent les résidents à chercher un autre emploi d'après le Statec.