Quel avenir pour le site du groupe métallurgique Liberty Steel à Dudelange, où travaillent environ 250 salariés?

Cette question a été examinée jeudi matin par les députés de la Commission de l'Economie. Aucune information n'a toutefois filtré jusqu'à présent sur ce qu'il y a été dit.

Le président LSAP de la Commission, Claude Haagen, a invoqué le secret des délibérations pour justifier sa discrétion. Il s'agit d'un souhait du ministère de l'Economie, parce que des négociations sont toujours en cours. Les responsables examinent actuellement jusqu'où l'Etat pourrait intervenir temporairement. Le site de Dudelange risque en effet la faillite.

A l'origine de cette situation, il y a la faillite de la banque Greensill Capital installée en Angleterre et en Australie. Celle-ci a mis en difficulté le groupe familial du magnat de l'acier Sanjeev Gupta, Gupta Family Group Alliance, dont Liberty Steel est une filiale. Comme la Banque Greensill était le plus gros fournisseur de capitaux de Liberty Steel, la société manque à présent de liquidités.

Sans les moyens financiers correspondants, seuls 40% des commandes peuvent encore être remplies pour l'instant sur le site. En 2019, lorsqu'ArcelorMittal a vendu le site, il avait été convenu que les matières premières seraient livrées pendant cinq ans, mais à cause de la situation de Gupta Family Group Alliance, les livraisons ne s'effectuent plus que contre du cash. L'avenir de Liberty Steel à Dudelange est étroitement lié à celui du site de Liège, car leurs activités sont dépendantes.

Les syndicats LCGB et OGBL avaient mis en garde dès 2019, avant la vente à Liberty Steel. Ils auraient préféré un autre propriétaire.