Les performances des élèves luxembourgeois sont restés stables durant la pandémie. Enfants, parents et enseignants ont plutôt bien gérés. Mais tous n'étaient pas logés à la même enseigne. Voici les conclusions des "épreuves standardisées".

"On note une stabilité de la performance des élèves qui ont su s'adapter à l'école à distance et prendre le virage digital en un temps record. L'étude montre surtout toute la résilience du système scolaire" luxembourgeois, résume Stéphane Pallage, recteur de l'Université du Luxembourg.

Ce jeudi, le ministre de l'Éducation nationale, Claude Meisch, a présenté les premiers résultats des épreuves standardisées 2020, qui ont lieu chaque année en novembre mais qui étaient plus attendus encore du fait de la pandémie impactant l'enseignement depuis plus d'un an.

Globalement "c'est un meilleur résultat que nous l'escomptions", a confessé Claude Meisch. Vue la situation, on aurait pu s'attendre à une tendance négative mais les conclusions de l'enquête scolaire qui représente 40.000 élèves et parents au Luxembourg sont rassurantes.

MIEUX LÔTIS EN DÉBUT DE CRISE

Pour l'école à la maison, côté parents, "tout le monde dit que ça a fonctionné, c'est leur avis. Même si en allemand c'était plus difficile que pour les maths par exemple", explique Antoine Fischbach, directeur du Luxembourg Centre for Educational Testing (LUCET). Mais le ressenti n'est pas tout à fait le même du côté des enfants: "Ils ont géré mais pour la majorité ce n'était pas une partie de plaisir", analyse Antoine Fischbach.

Les bons résultats sont principalement dus à l'engagement des enseignants, des parents et des élèves, mais aussi aux bonnes infrastructures numériques en place, estime Claude Meisch.

L'enquête scolaire montre que ceux qui avaient un meilleur point de départ lorsque la crise sanitaire s'est déclenchée (contexte socio-économique favorisé, au moins une langue d'enseignment parlée à la maison, type d'enseignement plus exigeant) "s'en sont mieux sortis. À l'inverse, les inégalités existantes ont en partie été intensifiées par la crise".

Globalement, les épreuves standardisées montrent qu' "il n'y a pas de tendance négative systématique" dans les scores de compétence même s'"il y a quelques pertes" comme au niveau de la compréhension de l'oral en allemand au cycle 3.1 peut-on lire dans les conclusions.