La décision des juges de la Cour d'appel est attendue afin de savoir si oui ou non, le policier sera jugé pour des faits qui remontent à 2018.

Le 11 avril 2018, la police était présente à Bonnevoie pour un contrôle de routine. C'est là, peu après 16h, qu'elle est tombée sur un conducteur dont la conduite et l'aspect extérieur de la voiture ne répondaient pas au code de la route.

Le conducteur du véhicule a alors tenté de se soustraire au contrôle de police mais a percuté un véhicule garé dans la rue des Ardennes. Au croisement de la rue Sigismond, un agent de la Police, descendu du véhicule, lui a alors intimé l'ordre de s'arrêter.

L'individu a d'abord tenté de faire marche arrière avant de foncer vers l'agent. "Ce dernier a fait usage de son arme de service" et a touché le chauffeur. Un usage d'arme à feu fait dans le cadre de la loi du 28 juillet 1973, qui explique notamment que les policiers peuvent en faire usage pour se défendre.

Blessé, l'homme a perdu le contrôle de son véhicule, a percuté la façade d'une maison avant de finir sa course contre un arbre sur la place Léon XIII, juste devant l'église. Il est finalement décédé de ses blessures.

Cela fait donc trois ans que les faits se sont produits en plein cœur du quartier de la capitale. Une période pendant laquelle une reconstruction de l'incident a eu lieu sur place. Fin 2020, le juge d'instruction a également remis son rapport. Au mois de février, le tribunal compétent avait décidé que l'affaire serait finalement bien traitée devant la Chambre criminelle, ce que la défense du policier n'avait pas accepté en faisant appel de cette décision.

En attendant le verdict des juges de la Cour d'appel, la présomption d’innocence du policier reste d'actualité.