Un contrôle de l'ITM effectué fin 2020 avait confirmé que de nombreux salariés du commerce travaillaient plus de quatre heures le dimanche.

Au Luxembourg, le Code du travail prévoit cependant que le travail dominical est limité à quatre heures. Depuis, les négociations entre les syndicats LCGB et OGBL et la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) afin de prolonger le temps de travail dominical des salariés n'ont abouti à aucun accord. L'OGBL et la CLC se renvoient la responsabilité de cet échec.

Le désaccord proviendrait essentiellement du nombre d'heures supplémentaires, alors que l'OGBL souhaite un jour de congé pour chaque tranche de 24 heures, la CLC estime qu'un jour de congé doit être attribué pour chaque tranche de 50 heures.

La CLC souhaiterait également augmenter les heures de travail à un maximum de 96 heures, ce qui équivaudrait à autoriser le travail de 8 heures par jour plus qu'un dimanche sur deux alors qu'en échange le salarié n'obtiendrait même pas deux jours de congé par an. "Une idée que l'OGBL ne peut pas accepter", selon David Angel, responsable du secteur commerce auprès du syndicat, "la CLC est allée trop loin dans sa demande, cela concerne un nombre trop important de dimanches et cela nous ne pouvons pas le faire subir aux salariés".

Nicolas Henckes, directeur de la CLC, explique pour quelles raisons il souhaite garder ce supplément d'heures dominicales: "de nombreux salariés, des familles se sont organisées de la sorte ces dernières années et cette décision de limiter les heures dominicales à quatre heures est venue déséquilibrer leur organisation". Il souligne avoir reçu plus de commentaires négatifs de la part des salariés que des commerces. La CLC ne souhaite pas négocier les 96 heures supplémentaires qui, selon elle, "permettent à certains salariés de pouvoir atteindre leur quota d'heures de travail".

Ce sont surtout les centres commerciaux qui sont visés par cette nouvelle mesure, car leur modèle d'affaires est basé sur les ouvertures dominicales. Ils emploient de nombreux salariés qui ont accepté ce job pour notamment bénéficier d'heures de travail mieux rémunérées le dimanche.

Après cet échec des négociations, la CLC espère que le ministère du Travail proposera encore des dérogations afin de permettre à certains salariés de continuer à travailler plus de quatre heures le dimanche.