Les traditionnels marchés du lundi de Pâques sont tombés à l'eau ce lundi à Luxembourg-Ville, comme à Nospelt. Ce qui n'empêche pas de pouvoir acheter des "Péckvillercher".

D'ordinaire en ce lundi de Pâques, et c'est une longue tradition au Luxembourg, les "Péckvillercher" sifflent de partout sur les marchés qui leurs sont entièrement dédiés. Depuis plus de 190 ans au Marché-aux-Poissons à Luxembourg-Ville et depuis plus de 60 ans à Nospelt, l'historique village des potiers qui ont inventé "l'oiseau siffleur" en trouvant une utilité aux restes d'argile avec laquelle il tournaient leurs pièces.

Ce lundi est l'unique jour de l'année où les Luxembourgeois se déplacent en famille pour dénicher un "Péckvillchen". Il peut être juste beau, produire le son de leur enfance ou carrément être une pièce de collection car tiré à un nombre d'exemplaires très limité. Masqué pour la première fois de son existence en 2019 pour éviter de propager le Covid-19, le Péckvillchen est, pour la seconde année consécutive, privée de sa plus belle tribune.

Mais pas de sa notoriété. Bien qu'il ne soit vendu dans les rues, il s'est arraché via internet et le "Péck Away", un click & collect pour maintenir la tradition malgré le virus.

Ce n'est que la 4e fois de son histoire que l'Emaïschen a dû être annulé. Hormis le Covid, seules deux guerres ont fait taire les sifflements des Péckvillercher: une fois en 1848, pendant la guerre franco-prussienne et l'autre fois en 1918 lorsque la capitale a été bombardée.

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