© Domingos Oliveira
Le président du plus grand parti d'opposition du Luxembourg a démissionné et l'a fait savoir au comité national ce vendredi. Conséquence de l'affaire de sa dénonciation auprès du Parquet par ses propres membres.
Il devait être candidat à sa propre succession à la tête du CSV ce lundi 22 mars lors du congrès national du parti mais il n'en sera rien. Frank Engel, 46 ans, président controversé du plus grand parti d'opposition du Luxembourg et ancien eurodéputé vient de démissionner de la tête du CSV.
"À l'occasion de la réunion du comité national du CSV, Frank Engel a informé les membres du comité de sa décision de démissionner de son mandat de président du parti", fait savoir le secrétariat général du CSV dans un communiqué laconique daté de ce vendredi en début d'après-midi.
En attendant que soit désigné son successeur, la présidence sera portée par les deux vice-présidentes du parti, Elisabeth Margue et Stéphanie Weydert.
"RIEN À ME REPROCHER"
Plus tôt dans la matinée, Frank Engel avait réagi lors d'une conférence de presse suite à l'affaire de sa dénonciation auprès du Parquet par ses propres membres.
"Les personnes qui veulent me voir partir devraient d'abord présenter leur candidat et être capables de parler de politique avec les membres", a déclaré Frank Engel.
Selon Frank Engel, plusieurs personnes lui auraient conseillé de porter plainte à son tour contre ces membres du parti, dont six députés, ce qu'il n'avait pas l'intention de faire.
"Si l'union du CSV ne peut être garantie qu'avec mon départ, alors qu'il en soit ainsi" a expliqué Frank Engel qui avait peur de ne pouvoir être en mesure d'unifier le parti et qui ne souhaite pas non plus bloquer le CSV après le congrès. Il avait alors fait savoir qu'il voulait prendre sa décision après une retraite personnelle pendant laquelle il pèsera le pour et le contre de sa position au sein du parti.
Le président du CSV est également revenu sur son contrat contesté et a affirmé n'avoir "rien à se reprocher, du moins d'un point de vue juridique". Il avait admet qu'il aurait toutefois dû annoncer publiquement le contrat le liant avec l'asbl "CSV Frëndeskrees".